* Institut d'Economie Rurale (IER), B.P. 258, Bamako, Mali
** Institut de la Biologie Agronomique et de Fertilité du
Sol (AB-DLO),
B.P. 14, 6700 AA Wageningen, les Pays Bas
Instituts participants:
- IER (Bamako) ;
- AB-DLO, (Wageningen) ;
- UAW (Wageningen).
| en collaboration avec : - ICRISAT (Centre Sahélien, Niamey) ; - CIRAD (Montpellier) ; - ICRAF (Nairobi) ; - ILRI (Addis Abeba) ; - INSAH (Bamako) |
P S S | Wageningen, 1996 |
L'ensemble des communications et conclusions du colloque fera partie du livre « Intensification Agricole au Sahel », qui sera publié au cours de l'année 1996 par le projet PSS (Edition KARTHALA, Paris).
En attendant cette échéance, l'objet du présent rapport est de mettre à la disposition des participants et de la communauté internationale, une brève synthèse des travaux sur les principaux problèmes qui ont polarisés l'attention des congressistes.
Ce rapport est divisé en trois chapitres:
- Le premier chapitre, intitulé « Points saillants
et
recommandations », présente les grandes conclusions
et les
tendances qui se sont dégagées par rapport aux
principaux
problèmes discutés ;
- le second chapitre fait la synthèse des travaux
réalisés
en séances plénières ;
- le troisième chapitre donne une vue d'ensemble des
questions
soulevées lors des discussions.
Les questions ont été regroupées par sujet. Les discussions n'ont pas été enregistrées littéralement au cours du colloque. La présentation des questions exprime une tentative de réaliser trois objectifs en même temps: montrer quels problèmes préoccupent ceux qui s'intéressent à l'intensification agricole au Sahel, donner une impression des arguments utilisés au cours des discussions, et éclaircir d'avantage certains points, tout en valorisant les résultats du projet PSS.
Les rapports des groupes de travail sont présentés en annexe, accompagnés du programme du colloque et de la liste des participants.
La nécessité d'intensifier les systèmes de production se fait sentir au Sahel car c'est une région qui connaît une croissance démographique rapide, une stagnation de la production rurale et l'insécurité alimentaire, et qui souffre en outre d'une dégradation de ses ressources naturelles. Il devient donc toujours plus difficile de satisfaire aux aspirations de la population rurale.
La spécificité du Sahel mérite une plus
grande
attention de la part des décideurs nationaux et
internationaux.
- C'est une région, en effet, où
l'intensification
agricole est difficile à réaliser. Non seulement du
fait des
fortes variations pluviométriques mais aussi de la
faible
efficience des engrais. Ces effets combinés
réduisent la
compétitivité d'une agriculture intensive. La faible
efficience
des engrais est, en partie, inhérente aux
propriétés de la
fraction argileuse des substrats et à son taux de
matière
organique peu élevé. Ce taux bas est dû
à la faible
contribution des composants pérennes des
végétations et
des cultures, à cause de l'extrême aridité de
la saison
sèche. Cette situation est aggravée par un
épuisement
progressif des stocks de nutriments et de matière organique
du sol
causée par la surexploitation. Cette surexploitation est
liée
à une surpopulation relative: la pauvreté des
ressources
naturelles disponibles est si extrême que, même la
densité
démographique absolue encore faible entraîne
déjà
leur surexploitation. Les solutions potentielles,
l'intensification
agricole et la création d'emplois en dehors de
l'agriculture, se
heurtent au problème de cette densité
démographique
absolue encore faible. Les investissements dans
l'infrastructure et
dans les réseaux commerciaux, exprimés par
unité de
production agricole, sont élevés. Le nombre de
chômeurs
reste relativement restreint, les frais de main d'oeuvre restent
donc
relativement élevés.
- L'avantage comparatif particulier du Sahel est
l'élevage, production qui est la plus à
même de
valoriser ces environnements contraignants. Son intensification et
sa
stratification sont des éléments indispensables pour
l'intensification agricole.
La bonification (ou valorisation) des terres est une nécessité et un préalable à l'intensification.
Le coefficient d'utilisation des engrais peut être doublé par une bonification des terres, ce qui rendra l'agriculture intensive beaucoup plus compétitive sur les marchés domestiques et internationaux. L'enrichissement des sols en phosphore est un aspect de la bonification des terre ; l'amélioration du taux et de la qualité de la matière organique du sol est un autre aspect. La régénération des végétations et de leurs composantes pérennes est un outil précieux pour les parcours.
Une bonification des terres est du moins tout aussi efficace que la mise en oeuvre d'infrastructures d'irrigation, du fait d'une prédominance de la pauvreté du sol sur le déficit en eau.
Il ne faut pas opposer agriculture écologique et agriculture intensive mais rechercher l'éco-intensification. Elle se définit par une intégration des éléments de l'agriculture intensive, basée sur l'utilisation d'engrais et d'autres intrants externes, et de l'agriculture écologique. Elle mène à une augmentation notable du coefficient d'utilisation des intrants agricoles. Une telle pratique permettrait d'écourter la période de transition de l'intensification, impliquant souvent une subvention temporaire à l'achat d'intrants, et elle réduirait les risques économiques et environnementaux.
L'intensification de l'élevage à
l'aide de
cultures fourragères fertilisées augmente la
production animale
de manière considérable. Elle permettrait en effet
de
préserver sinon d'augmenter le taux et la qualité de
la
matière organique du sol. Elle créerait une
diversification de
l'économie rurale et une amélioration des revenus.
Le rapport
valeur/ coûts de la production de viande sur la base des
cultures
fourragères intensives est actuellement, après la
dévaluation, intéressant. Il faudrait en profiter
pour
transformer l'intégration agriculture-élevage d'un
outil
d'épuisement des ressources en un instrument
d'intensification
durable.
- L'intensification agricole est un moyen de lutte contre la
désertification, à la fois efficace et peu
coûteux.
La pratique de l'intensification permet le maintien de systèmes de production viables dans les régions marginales. Les zones plus productives seraient en effet protégées contre la désertification, la désagrégation des sociétés et l'urbanisation galopante avec son cortège de coûts sociaux s'en trouveraient aussi freinées. C'est aussi un outil de lutte contre le changement climatique. Une telle approche serait plus efficace et moins chère que la lutte actuelle contre les symptômes de la désertification.
- La sécurisation foncière des agriculteurs et des éleveurs doit être considérée par les décideurs politiques comme un préalable à toute action d'intensification.
- Investissements dans la bonification des terres
Pour réaliser la bonification, il faut des quantités importantes d'intrants (notamment le phosphore) et une régénération du couvert végétal dont les coûts dépassent la capacité financière des paysans. L'intérêt d'une récapitalisation des ressources naturelles dépasse cependant celui du monde rural seul : une productivité et une rentabilité améliorées et leur impact favorable sur la sécurité alimentaire et l'économie nationale intéressent la société entière ainsi que la communauté internationale. Une prise en charge commune des frais d'investissement par les paysans, l'Etat et les bailleurs de fonds mérite d'être envisagée.
- Améliorer l'accessibilité physique et
économique
des intrants
- L'amélioration des infrastructures
routières, le perfectionnement des
systèmes de
crédit bancaire et une politique
d'intégration sous-régionale
amélioreraient
efficacement l'accessibilité aux engrais et aux autres
intrants
externes.
- La promotion de l'utilisation des phosphates naturels
exige une
approche particulière, d'une part vu l'influence
potentielle favorable
sur la balance des paiements des Etats, d'autre part parce que le
bénéfice direct est restreint (ce phosphate se
valorise à
terme !).
- Un appui financier permanent favorisant l'utilisation des
engrais dans
les zones marginales (2ème point de 2.4.2) serait
le fondement
d'une lutte efficace et bon marché contre la
désertification. La
rentabilité d'un tel financement ne doit pas être
jugée ici
en fonction du rapport valeur/coût du fourrage ou des
céréales produits à l'aide d'une certaine
dose d'engrais,
mais dans le cadre d'une analyse économique comparative des
différentes alternatives de lutte contre la
désertification.
- Accentuer la formation, l'organisation et la responsabilisation de tous les acteurs, paysan(ne)s et intermédiaires des filières des produits (extrants et intrants).
Plusieurs participants ont souligné que la nécessité d'intensifier a été reconnue depuis des décennies, d'où la question de savoir pourquoi l'intensification n'a pas déclenché plus vivement. En réalité, l'intensification n'a eu un succès relatif que dans les conditions les plus favorables, en ce qui concerne la disponibilité en eau, la qualité du sol et l'existence des marchés assurant un pouvoir d'achat notable. Elle ne concerne pratiquement que certaines cultures de rente et la production laitière. Même dans ces conditions, les paquets d'intensification et leurs investissements ont été souvent insuffisants, menaçant de ce fait leur durabilité.
Pour les paysans se situant en dehors de ces conditions favorables
limitées, l'intensification reste encore un mythe. Au cours
des
présentations et des débats, les contraintes ont
été identifiées et des solutions ont
été
proposées au cours des cinq séances
plénières de
caractères divers en relation avec :
I Les résultats du projet Production
Soudano-Sahélienne.
II Les contributions des institutions de recherches
internationales (ICRAF,
ILRI, ICRISAT, CIRAD et INSAH) et les présentations des
Etats
sahéliens en matière de politique d'intensification
agricole.
III Les expériences pratiques d'intensification
réalisées
au Mali et au Burkina Faso.
IV Les chemins à suivre pour que l'agriculture
sahélienne
devienne productive et durable.
V La politique agricole à envisager pour le Sahel.
Le fondement de la recherche exécutée au sein du projet PSS a été d'abord présenté. Les contraintes principales entravant le développement agricole au Sahel ont été identifiées par les travaux du projet Production Primaire au Sahel. Il s'agit de l'aridité extrême de la saison sèche qui, du fait d'une contribution très restreinte des espèces pérennes aux parcours et aux cultures, et de la pauvreté intrinsèque des sols complique une utilisation efficace des engrais. Le problème est aggravé par la surexploitation des ressources naturelles, l'accès inéquitable aux ressources en général et par les conditions peu favorables des marchés domestiques et internationaux.
Les objectifs visés par le PSS étaient : a) d'élaborer des options techniques d'intensification par le biais d'une pratique interactive de l'agriculture écologique et de l'agriculture intensive (l'éco-intensification), et b) la description quantitative des rapports existant entre les conditions économiques et l'accessibilité à ces options. Les cultures fourragères ont été choisies comme élément du premier objectif ; les études ont été exécutées de sorte à pouvoir utiliser les résultats pour d'autres cultures.
La recherche du PSS montre que les coefficients d'utilisation des engrais azotés et phosphatés encore faibles notamment en milieu paysan, peuvent être doublés par l'utilisation d'engrais en tant que telle et en intégrant des légumineuses, des graminées pérennes et des arbres dans les systèmes de production, et gérant au mieux les sources de matière organique. L'instauration d'un nouvel équilibre est un processus assez long (au moins 10 ans) et constitue une contrainte majeure à l'intensification agricole au Sahel.
Avec la réalisation de ce nouvelle équilibre, la fertilisation permet de doubler voire tripler ou plus les rendements des cultures fourragères. Les conditions minimales pour une utilisation efficace des engrais sont un substrat profond, une texture relativement fine, et le contrôle efficace du ruissellement. Le choix des espèces fourragères dépend de la situation fourragère et de l'objectif de l'élevage, du prix des intrants, du lait et de la viande, ainsi que de la préservation de la durabilité de la production. Il ressort ainsi que les cultures fourragères sont à préférer vu leur rentabilité actuelle. Les soles et banques fourragères ont moins de chance de devenir rentables. Cette chance est négligeable pour les parcours améliorés.
De tels jugements sur l'efficacité technique et économique des systèmes de production sont devenus possibles, grâce à l'analyse de l'ingestion énergétique du bétail par rapport à l'offre, le taux de protéines et d'énergie de la ration de base et du supplément. Ainsi, pour une situation fourragère donnée il est possible de se prononcer sur la valeur d'un supplément quelconque, ou bien d'identifier le supplément nécessaire pour atteindre un objectif d'élevage formulé.
La réalité des prises de décisions politiques face à l'intensification est cependant bien plus compliquée. Une utilisation judicieuse et optimale des ressources (décroissantes en cas de surexploitation), est désormais nécessaire pour la survie et la réalisation des objectifs multiples de développement de la zone. Ces objectifs impliquent une large gamme d'intérêts, dont beaucoup sont au moins partiellement opposés (par exemple producteurs/consommateurs, agriculture/élevage et revenus/emplois). La programmation linéaire à buts multiples est l'instrument technico-économique d'optimisation qui a été utilisée par le projet pour la prospection des solutions éventuelles. Cette technique permet de formuler des stratégies de développement avec des compromis optimaux entre objectifs, au travers d'un processus itératif entre décideurs et chercheurs et de simulations itératives par modèle.
Les résultats concernent une meilleure allocation des ressources et de tous les intrants internes et externes disponibles pour une combinaison optimale des systèmes de production (existants ou potentiels) identifiés par le modèle, en indiquant précisément le degré de réalisation des objectifs de développement formulés. La connaissance étant toujours partielle, le processus d'utilisation de l'outil par les décideurs et les chercheurs réunis est plus utile que les résultats formulés. Il aide à comprendre les conséquences, souvent inattendues des décisions politiques, il fait remplacer le tâtonnement et l'intuition par des raisonnements intellectuels, il mène à l'identification de mesures socio-économiques favorisant l'adoption de systèmes de production et une gestion optimale des ressources en milieu paysan.
Après avoir développé l'outil, le PSS l'a utilisé pour identifier les possibilités d'une agriculture durable et rentable pour la zone sahélo-soudanienne du Mali pour une densité démographique estimée pour l'an 2010. Le revenu total de la région a été choisi comme objectif d'optimisation ; l'influence d'une maximisation de la production céréalière, cotonnière et animale sur cet objectif a été analysée.
Les résultats suggèrent qu'il serait possible de développer une agriculture durable et rentable, apte à réaliser l'autosuffisance en céréales, viande, lait et bois et les revenus de la population de l'an 2010. Les outils techniques principaux concernent la bonification des terres, la régénération des parcours, une gestion judicieuse de la matière organique (éléments d'agriculture écologique), l'intensification des cultures et de l'élevage (par l'utilisation d'engrais et l'adoption de techniques performantes), une augmentation du cheptel et une intégration complète de l'agriculture et de l'élevage.
Il a été démontré que la croissance du revenu net et la rentabilité de l'utilisation d'engrais seraient limités dans la partie sahélienne de la zone. Mais ceci est plus que compensé par le maintien des systèmes de production viables dans la région qui assurerait la subsistance d'une population croissante (1,5 fois la population actuelle), protégerait les zones plus productives contre la désertification et arrêterait les migrations et l'urbanisation galopante. Il va sans dire que la faisabilité de ces résultats est liée aux itinéraires techniques proposés et à l'application d'un certain nombre de mesures socio-économiques d'accompagnement.
Au cours de la deuxième séance des travaux du colloque les institutions internationales (ICRAF, ILRI, ICRISAT, CIRAD et INSAH) ont fait plusieurs présentations de leurs points de vue sur l'intensification de l'agriculture, en se basant sur leurs approches par rapport aux des aspects agro-écologiques, techniques et socio-économiques.
L'ICRAF a présenté deux options techniques dans le domaine de l'agroforesterie, la protection des cultures par les haies vives (E.T. Ayuk) et la production fourragère ligneuse (M. Djimdé et al.).
Concernant les haies vives, cinq technologies traditionnelles ont été identifiées, ainsi que les facteurs influençant l'adoption de nouvelles technologies par les paysans. La production fourragère ligneuse de Glyceridia sepium a été évaluée au cours de différentes périodes de la saison sèche dans la zone soudano-sahélienne du Mali. Le potentiel fourrager de cette plante pour la supplémentation du bétail en saison sèche a été démontrée.
L'ILRI (P. Hiernaux et al.) a esquissé les rôles de l'élevage dans l'intensification agricole. Le développement de l'élevage est à la fois une forme et un moyen d'intensification. A l'échelle de l'exploitation familiale, l'intégration de l'élevage aux cultures peut stimuler la productivité par une valorisation des complémentarités en matière d'utilisation des ressources ainsi que des synergies en matière de production de biens et de services. A l'échelle régionale, un gain de productivité et de stabilité est possible à l'aide d'une valorisation des complémentarités sous-régionales résultant d'une stratification géographique des productions animales.
L'ICRISAT s'est concentré, d'un côté, sur les technologies pour la lutte contre la désertification dans la région (Bationo et al.) et, de l'autre côté, sur les stratégies agronomiques d'intensification des systèmes de production (Shetty et al. ; Bielders et al.). Tout comme le PSS (3.2), l'institut a souligné que la qualité des ressources naturelles ne pourra être maintenue qu'au travers d'une utilisation efficace des engrais chimiques, d'un recyclage maximal des matières organiques et de l'intégration des légumineuses dans les rotations. Il a indiqué aussi que le degré d'adoption de ce concept et des technologies individuelles de lutte contre la dégradation des ressources est encore faible. Cette faible acceptation est due à la participation négligeable du monde rural à l'élaboration des concepts et techniques qui leurs sont destinés et à la disparité entre le paquet proposé et la technologie agricole actuelle plus conforme à la réalité.
Après avoir démontré la pertinence des thèmes techniques du PSS, le CIRAD a souligné les limites actuelles des recherches par modélisation pour valoriser les résultats en termes de politiques agraires. Une approche spatiale a été présentée (J.P Tonneau & J.M. Yung) sur la caractérisation des situations agricoles, en vue de mieux adapter les recherches et les recommandations aux potentialités et au marché. Il convient de même de mieux tenir compte de la nécessité d'une institutionnalisation qui est un préalable à l'intensification de systèmes de production.
Trois présentations techniques ont complété l'analyse méthodologique. Il s'agit d'abord d'une étude de l'intensification et de la plasticité du sorgho (Waksmann et al.), comme modèle de céréale africaine. L'étude cherche à mieux connaître les mécanismes qui gèrent la croissance et le développement des cultures, et à tirer des conséquences en terme d'adaptation au climat et de prise en compte des risques climatiques pour proposer des itinéraires techniques conciliant les aspects de productivité et de stabilité.
Dans une présentation sur l'arbre et les formations arborées (F. Besse et al.), il a été argumenté que la forêt devient la source de revenus ruraux qui semble devenir le moteur d'un développement local géré par les villageois, à travers le bois-énergie qui est économiquement l'un des plus importants et des plus visibles des produits du monde rural. En zone sahélienne périurbaine, le bois-energie pouttait jouer le même rôle important que le coton plus au sud.
Finalement la mise au point de formules d'engrais à partir des phosphates de Tilemsi a été présentée (Truong Binh). Ces phosphates devront jouer un rôle clef dans la bonification indispensable des terres. Les nouvelles formules sont en général moins chères que celles existantes. Les impacts sur l'économie régionale pourraient s'avérer importants : outre la récapitalisation des ressources naturelles, le développement des transports et la création d'emplois en dehors de l'agriculture seraient aussi concernés.
La contribution de l'INSAH a consisté, d'une part, à faire une synthèse des cas spécifiques (exemples présentations des représentants des Etats), et des politiques d'intensification agricole au Sahel et, d'autre part, une proposition pour répondre à la question de savoir comment surmonter les contraintes structurelles après l'introduction de réformes politiques. Une large gamme de mesures possibles a été présentée. Le modèle « d'intensification induite par le facteur capital » a été mis en valeur comme étant la meilleure option pour remplir la fonction dualiste de la satisfaction des besoins croissants de la demande des produits agricoles et de la protection de l'environnement. Cette option implique une augmentation radicale de l'utilisation des engrais chimiques, de la fumure organique, des mesures de conservation de l'eau et du sol, et de la traction animale. Malheureusement, l'option d'intensification induite par le facteur travail est plus courante, et là où le capital est utilisé, l'intensification est encore trop partielle. Cette pratique épuise les sols, réduit les rendements et appauvrit les producteurs. Mais ni l'agriculture à faible intensité de capital, ni l'utilisation non équilibrée de ce facteur sont durables dans des conditions de forte pression démographique.
Les points saillants des différentes
présentations ont
été les suivants :
- L'élevage intégré à l'agriculture
confère
un certain nombre d'avantages : (i) utilisation
complémentaire des
ressources naturelles ; (ii) recyclage
accéléré des
matières organiques et minérales par le
bétail ; (iii)
utilisation de l'énergie animale pour intensifier les modes
de
production et de commercialisation.
- L'intensification passe par l'utilisation d'un ensemble de
technologies
actuellement disponibles à savoir : rotation des cultures,
utilisation
combinée de matière organique et d'engrais,
recyclage des
résidus, billons cloisonnés, agroforesterie, etc.
- La valorisation des phosphates naturels s'effectue au travers
d'une
transformation et d'un approvisionnement améliorés.
Le taux d'adoption des technologies d'intensification est faible à cause de contraintes qui sont, notamment : (i) les difficultés d'accéder aux intrants ; (ii) le manque de support institutionnels ; (iii) les coûts élevés de l'investissement ; (iv) l'insécurité foncière ; (v) l'absence de motivation chez les paysans ; (vi) le manque de débouché sûrs, etc... L'existence d'autres activités plus lucratives en dehors de l'agriculture renforce le manque d'intérêt pour ces technologies. Néanmoins, les paysans peuvent être amenés à intensifier leurs systèmes s'ils disposent d'un « facteur capital » accru (ex : engrais, matériel agricole, suppléments de bétail) et si on améliore leurs connaissances techniques et leurs modes de gestion au travers d'une approche concertée réunissant des paysans, des vulgarisateurs et des chercheurs. Ce « facteur capital » peut être obtenu par une monétarisation de la production visant à soutenir le système. Des investissements publics complémentaires et essentiels (routes, puits, ponts) seraient nécessaires pour favoriser la commercialisation des produits. La nécessité d'une recherche plus intégrée a été recommandée.
Au cours de cette séance, des présentations ont été faites sur la zone du Mali-Sud et la zone Office du Niger au Mali, ainsi que sur diverses situations de quelques pays du CILSS (Sénégal, Burkina, Niger, Gambie). En zone Mali-Sud, de nombreuses techniques ont été élaborées en matière d'intensification. Mais des raisons agro-techniques et socio-économiques font encore que beaucoup de ces résultats ne sont pas encore adoptés par les agro-éleveurs. L'ampleur des contraintes et le manque d'adoption varie selon les zones. Les perspectives en matière d'intensification en zone cotonnière Mali-Sud sont à la fois d'ordre macro et micro-économique : faciliter l'accès au crédit, mieux organiser les producteurs et assurer leur formation adéquate. En matière de fertilisation, les normes de fertilisation doivent être adaptées aux zones agro-écologiques tout en valorisant les ressources minérales locales, telles que les phosphates naturels.
Concernant l'intensification de la riziculture en zone Office du Niger, la situation actuelle et les perspectives sont encourageantes, vu les changements techniques et structurels opérés sur l'ensemble de la filière riz. D'autres facteurs socio-économiques tels que la libéralisation de la filière intrants, la responsabilisation des producteurs et la dévaluation permettent d'espérer le maintien à long terme de la rentabilité de la filière riz et de la croissance de la production.
Les présentations relatives aux pays du Sahel ont
montré la
diversité des situations et des contraintes
spécifiques à
chaque pays. Les contraintes mentionnées sont d'une
manière
générale :
- la pluviométrie (quantité/répartition) ;
- la fertilité du sol ;
- l'absence de débouchés
- l'enclavement ;
- l'insuffisance de recherches agricoles, et
- les coûts de production élevés.
Les différentes voies suggérées pour
l'intensification
agricole et les actions d'accompagnement nécessaires au
regard des
contraintes communes rencontrées sont :
- la lutte contre la désertification sous ses formes
diverses ;
- une meilleure gestion des ressources naturelles ;
- la création d'un environnement socio-économique
favorable
à l'agriculture, comme la législation
foncière, le
crédit agricole, l'approvisionnement en intrants et
l'écoulement
des produits agricoles, la décentralisation et le transfert
des
responsabilités au monde rural, et en fin l'approche
participative des
paysans, leur sensibilisation et leur formation ;
- une bonne application des techniques culturales, telles que
l'aménagement des terroirs, la fertilisation
minérale et
organique, la culture attelée et/ou la mécanisation,
l'agro-foresterie et l'association agriculture - élevage,
les cultures
associées, la double culture, la lutte anti-érosive
et la
diversification ;
- une politique sectorielle agricole visant le
développement de la
production nationale et la subvention aux intrants ;
- l'organisation des paysans ou groupes coopératifs ;
- l'amélioration de la recherche agronomique.
Après la description de la situation agricole dans les pays du Sahel, des éléments de stratégies pour assurer un développement durable ont été proposés :
Sur le plan technique
- Meilleure compréhension de l'environnement physique,
technique et socio-économique
du producteur;
- implication du producteur à tous les
stades du
processus de développement de technologies ;
- responsabilisation des chercheurs vis à vis des
résultats ;
- diversification des activités.
Sur le plan politique
- Engager un programme de bonification des terres agricoles
couplé
à une sécurisation foncière pour les
collectivités
villageoises ;
- désengagement progressif de l'Etat (transition d'un Etat
gérant
à un Etat garant) ;
- responsabilisation des collectivités pour la gestion des
ressources
;
- favoriser l'émergence d'organisation
socio-professionnelle en milieu
rural ;
- faciliter l'accès au crédit.
Le développement des bases rationnelles et
stratégiques de
l'investissement et de l'entretien de la fertilité devrait
passer par
:
- des consultations et études comparées en vue
d'améliorer
l'approvisionnement et l'accès aux engrais, le cadre
incitatif d'une
gestion durable de la fertilité des terres, et
d'évaluer des
expériences actuelles d'approche participative dans ce type
de gestion
;
- l'analyse des coûts et bénéfices
privés, sociaux
et environnementaux de l'utilisation des phosphates naturels en
tant
qu'investissement dans la fertilité des terres ;
- une coalition internationale pour la mise au point d'indicateurs
de
qualité des terres ;
- des « couples fertiles » d'innovations, pour lier
l'incitation
à l'investissement dans la fertilité de terre et le
profit
à court terme.
Il a été souligné que l'investissement dans la fertilité des terres devrait être une responsabilité partagée entre les paysans, les Etats de la région et la communauté internationale.
Cette contribution offre une analyse financière et économique de l'investissement visant à améliorer la fertilité du sol en Afrique de l'Ouest, basée sur une étude de cas concernant l'augmentation de l'utilisation des phosphates naturels. Une disponibilité accrue de phosphate dans le sol est considérée comme un facteur d'amélioration et de maintien de la fertilité du sol, et d'amélioration du coefficient d'utilisation d'intrants variables tels que les engrais azotés.
A première vue, l'application de phosphate naturel semble être profitable pour les agriculteurs. Néanmoins, sa promotion se heurte à des problèmes: (i). d'équipement et de main-d'oeuvre paysanne souvent insuffisants pour permettre une application adéquate ; (ii). de manque de crédits pour effectuer des investissements en phosphate naturel ; (iii). de distribution et de vulgarisation insuffisantes ; (iv). d'insuffisance d'infrastructure rurale et de sécurité foncière.
Il est vrai que les programmes d'ajustement structurel ont entraîné la suppression des subventions aux engrais. La dévaluation du Franc CFA a rendu plus compétitifs les produits agricoles sur le marché tant local que mondial. De ce fait, les revenus des exportateurs agricoles, celles des compagnies cotonnières et des producteurs de riz notamment, se sont améliorés. Il n'est donc pas surprenant que le secteur privé soit mieux disposé à fournir des intrants agricoles pour ce type de spéculations.
Cependant, la majorité des producteurs de cultures pluviales n'ont pas accès à ces sources d'approvisionnement plus efficaces. A la suite de la dévaluation et de la suppression des subventions, les engrais sont devenus plus chers par rapport à ces cultures, dont les prix ont à peine augmenté. De même , le secteur privé est peu intéressé à intervenir dans ce domaine. Cela favorise indirectement l'agriculture extensive, freinant ainsi la diversification et l'intensification. La conséquence est une diminution de la fertilité des sols et de la sécurité alimentaire.
Pour inverser cette tendance, il faut une approche intégrée à l'échelle sous-régionale en vue de favoriser une agriculture durable qui combinerait une gestion de la fertilité des sols au développement des intrants et des marchés agricoles.
Les conférenciers invités ( voir 3.5) et un représentant de chaque institut d'organisation ont présidé le forum d'experts à la fin de la conférence. Cette session a donné lieu à des discussions sur des points qui ont retenu l'attention des congressistes tout au long de la durée du colloque. Le chapitre 4 donne une impression générale et structurée de l'ensemble des discussions. Les quelques points qui sont toujours revenus dans les discussions sont résumés ci-dessous.
Certains participants ont émis l'opinion que la croissance démographique est toujours perçue comme une contrainte. Les discussions ont tenté de démontrer qu'il y a peu de relation directe entre les phénomènes de croissance démographique et d'intensification. Le développement agricole est un processus complexe qui ne peut s'expliquer par une seule variable. Il résulte d'une interaction entre plusieurs variables. Pour certains intervenants, le chercheur se doit de s'appesantir sur les variables qu'il peut modifier.
Or, ceux qui expliquent les difficultés de développement du Sahel par la croissance démographique n'ont pas de solution viable à proposer, car il est pratiquement impossible d'agir directement sur cette croissance. Les tentatives en la matière ont été un échec. Par conséquent, le chercheur devra considérer cette croissance comme une donnée, « au même titre que la sécheresse au Sahel ».
Certains participants ont jugé que la fertilité du sol a trop dominé les présentations. Ils ont cité l'eau comme un facteur limitant de l'agriculture au Sahel. Le déplacement des isohyètes est une réalité qui ne peut être niée. Les barrages et les systèmes d'irrigation devraient permettre de sécuriser la production malgré les aléas de la pluviosité.
Plusieurs participants ont tenté de démontrer que la fertilité des sols est le facteur limitant le plus important de la production au Sahel. La fertilisation est indiquée comme la voie la plus appropriée pour une exploitation judicieuse des ressources en eau. Il a été également souligné qu'une restauration des sols serait réalisable grâce aux techniques agroforestières, plus accessibles aux agriculteurs que les engrais.
Malgré les nombreux efforts faits dans le domaine de l'intensification de l'élevage, les pratiques intensives restent rudimentaires. La disparition progressive de la transhumance et la sédentarisation inhérente dans des zones plus méridionales entraînent une transition vers un système plus extensif et moins productif. Certains participants ont souligné la nécessité d'établir un diagnostic de la situation et de faire des propositions concrètes. D'autres ont signalé que l'élevage ne se portait pas si mal, mais qu'il y a encore une faiblesse dans les mesures d'accompagnement relatives, par exemple, aux prix et à la recherche de débouchés.
Les discussions qui ont eu lieu au cours du colloque ont contribué, d'une part, à la clarification des présentations et des notions utilisées et, d'autre part, à souligner les préoccupations des participants. Elles ont mis en évidence les domaines exigeant un consensus plus prononcé, en vue de renforcer la collaboration et d'entreprendre des actions plus efficaces.
Le caractère des interventions a beaucoup varié. Certaines ont porté sur l'éclaircissement des aspects techniques, d'autres sur une précision des définitions et sur une élaboration plus approfondie des idées présentées, d'autres ont développé des critiques et des suggestions d'alternatives. Pour éviter trop de détails techniques (ce qui n'était pas l'objectif du colloque) le premier type de question ne sera pas traité. C'est ainsi que 20 interventions sur 130 au total ont été négligées.
Les questions et interventions ne seront pas présentées individuellement, mais par thème. Une vingtaine de sujets ont été identifiés, qui ont pu être classés en six groupes. Certaines classifications sont assez arbitraires à cause du chevauchement des sujets.
La synthèse des débats s'est surtout axée sur les réponses aux questions ainsi que les suggestions plutôt que sur les questions et critiques elles-mêmes. Les lecteurs sont donc priés d'identifier eux mêmes les interventions sur la base des réflexions suivantes. Le nombre d'interventions est indiqué par sujet.
Plusieurs questions ont été posées concernant les differentes formes d'agriculture. Le souci exprimé était de bien délimiter leurs définitions, pour éviter de les opposer et pour marquer les differentes formes d'intégration et de pratique de ces types d'agriculture.
Six interventions ont concerné l'agriculture écologique. Celle-ci est définie comme un type d'agriculture cherchant à produire au travers d'une optimisation de l'utilisation des intrants internes, en apportant une attention particulière aux propriétés des plantes et des animaux tenant compte de l'écologie de l'environnement naturel et de l'écophysiologie des espèces domestiquées. Pour ce type d'agriculture, le problème de la main d'oeuvre domine souvent celui du capital. L'amélioration de son efficacité s'accompagne d'une augmentation de la production par unité (par exemple superficie de culture ou UBT) qui est une forme d'intensification (voir 2.3).
L'agriculture traditionnelle peut être définie comme une forme d'agriculture écologique, dont la base de connaissances représente surtout un cumul des expériences réalisées de génération en génération plutôt que des améliorations à caractère scientifique. Elle perd facilement son caractère écologique là où la pression démographique devient trop forte par rapport aux ressources disponibles. Trop de jeunes vont alors chercher un revenu ailleurs causant ainsi un manque de main-d'oeuvre- Ou bien, des familles complètes migrent et s'installent dans des régions où leur expérience n'a plus la même valeur. Ce qui entraîne enfin la dégradation des systèmes de production est, en général, a) le manque d'espace pour les jachères et pour la production du fumier (cultures), et b) le manque de parcours de saison sèche (élevage).
Une autre forme d'agriculture qui s'approche de l'agriculture écologique est celle qui n'accepte que des quantités restreintes d'intrants extérieurs, c'est-à-dire la quantité minimale nécessaire pour maintenir le bilan original (des nutriments par exemple).
Treize interventions ont été enregistrées concernant l'agriculture intensive. Il s'agit d'une forme d'agriculture qui atteint une productivité relativement élevée des champs, du cheptel, des ressources forestières ou halieutiques, grâce à une utilisation efficace des intrants. L'agriculture écologique (2.1) peut aussi être intensive.
Une forme particulière de l'agriculture intensive est celle qui exploite des quantités élevées des intrants externes et donc de capital ; c'est l'agriculture intensive dite « moderne ». Cette dernière forme est toujours plus obligée de tenir compte des conséquences négatives pour l'environnement et de les éviter. Cette raison et la nécessité d'améliorer l'efficacité d'utilisation des intrants externes pour assurer leur rentabilité dans un environnement naturel et social désavantageux, ont poussé le projet PSS à rechercher une intégration des meilleurs éléments de l'agriculture écologique et de l'agriculture dite « moderne ». Un coefficient d'utilisation élevé des engrais et des suppléments fourragers int pu être ainsi atteints.
Là où la pression démographique fait que les ressources naturelles deviennent limitatives, le capital (= intrants externes) devient indispensable pour l'intensification. Un certain chevauchement existe cependant entre le facteur capital et le facteur main d'oeuvre. Un exemple en matière d'élevage est l'amélioration de la situation fourragère (qualité et quantité) par l'amélioration de la gestion des ressources fourragères existantes ou par des cultures fourragères fertilisées avec de l'engrais. Des frais relativement bas de main d'oeuvre par rapport au capital devraient promouvoir l'utilisation maximale de la main d'oeuvre.
Le PASA a accentué la nécessité de faire appel à une intensification au travers de la main d'oeuvre par la suppression des subventions et le démantèlement des services d'appui, notamment de l'éducation rurale, de la vulgarisation, de l'organisation paysanne. L'agriculture intégrée du PSS exploite au maximum le facteur main d'oeuvre, diminuant le besoin en intrants externes par optimisation en faisant appel aux éléments de l'agriculture écologique. L'intégration de ces éléments doit s'accompagner de changements. L'association de céréales et de légumineuses (niébé, arachide, etc.) par exemple, devra être remplacée par une rotation des deux groupes d'espèces. L'introduction de cette agriculture exige au même titre que l'agriculture dite «moderne », une éducation et une vulgarisation performantes !
L'efficacité de l'agriculture intégrée (ou éco-intensification) diminue avec les conditions agro-écologiques (la qualité des ressources naturelles), comme celle de l'agriculture écologique en tant que telle. La même chose est valable pour l'agriculture « moderne ». L'exemple de l'Inde a été mentionné, où la « révolution verte » n'a touché que les régions ayant de bons sols et un potentiel d'irrigation. Au Sahel, l'intensification se limite à quelques îlots de ressources naturelles riches, ou à la proximité des marchés offrant un certain pouvoir d'achat (zones périurbaines).
Souvent, l'intensification n'a lieu qu'après une longue période d'augmentation de la production par extensification, i.e. une augmentation de l'espace agricole. La croissance démographique limite finalement cette façon de procéder. L'intensification ne devient donc pas seulement indispensable, elle est favorisée également par l'augmentation du prix de la terre, d'abord dans la région périurbaine, puis dans les régions dotées de ressources naturelles riches (voir aussi la discussion sur la démographie sous 4.4.4 et 4.5.2).
L'intensification peut devenir en soi une forme efficace de lutte contre la désertification, grâce au maintien de systèmes de production viables. L'épuisement des ressources naturelles (parcours, peuplements de ligneux et sols) par nécessité, c.-à d. pour survivre, pourrait être ainsi évité. L'amélioration de la disponibilité et de l'accessibilité des intrants, tels les engrais, stimulerait la lutte contre la désertification bien mieux que par le biais d'une lutte contre ses symptômes, à savoir les dunes vives et le ruissellement croissant (voir aussi 4.5.3).
L'efficacité relativement restreinte des mesures
d'intensification dans
les zones marginales les plus touchées ou menacées
par la
désertification, soulève la question de la
durabilité.
Cette dernière notion a trois facettes, à
caractère
écologique, économique et social. Il ne se
créée
pas automatiquement une synergie entre l'intensification et la
durabilité. Malgré l'importance du maintien de la
fertilité du sol par exemple, la population rurale peut
préférer des investissement sociaux (par exemple
école,
pharmacie, mosquée, etc.). Ainsi, il convient d'identifier
des couples
revenus à court terme et bénéfices
agro-écologiques
à long terme. Deux des exemples cités sont :
- L'intensification, même « subventionnée
», comme
outil de lutte contre la désertification (voir ci-dessus).
Si les frais
sont moins élevés que ceux liés à
l'urbanisation
galopante, à la création de l'emplois en dehors de
l'agriculture
et à la lutte physique contre les symptômes de la
désertification, la « subvention »
mentionnée est
plutôt un investissement alternatif bon marché.
- L'intensification de l'élevage se fait par une
amélioration de
la situation fourragère au travers d'une agriculture
intégrée (voir 4.3.2).
Trois sujets ont dominé la discussion sur les aspects agro-écologiques : la question du facteur limitant de la production agricole, l'utilisation des engrais et la bonification générale des terres.
Cinq interventions ont été faites à ce sujet. Les résultats des recherches du projet Production Primaire au Sahel (PPS), une collaboration scientifique entre l'IER du Mali, l'AB-DLO et l'Université Agronomique à Wageningen, et ceux de l'ICRISAT (Centre Sahélien, Niamey), indiquant que la pauvreté du sol est un facteur bien plus limitant que le déficit en eau, sont encore mal acceptés et mal compris. Beaucoup ne comprennent pas que ce n'est qu'avec une infiltration inférieure à 250 mm an -1 que l'eau devient vraiment le facteur limitant principal de la production végétale. Avec une disponibilité supérieure, il existe des périodes importantes au cours de la saison de végétation pendant lesquelles l'eau est disponible, tandis que la vitesse de croissance est en dessous de son potentiel ou même négligeable, à cause d'un déficit en éléments nutritifs. L'azote est l'élément le plus souvent limitatif, le phosphore arrive en deuxième place. La conséquence est un niveau de production situé bien en dessous du potentiel réalisable et une déperdition importante en eau (évaporation, drainage et ruissellement). Pour une pluviosité annuelle de 500 mm déjà, le freinage de la croissance à cause de la pauvreté du sol est telle que la production des parcours n'atteint que 20 % de leur potentiel effectif ! La conséquence est une perte de 85 à 90 % de l'eau de pluie. Cette perte peut être ramenée à 50 % par la fertilisation. Ainsi la fertilisation est l'outil précieux de la gestion d'eau, aussi bien pour les cultures pluviales (combinées ou non avec des mesures de conservation d'eau) que pour les cultures irriguées! (voir aussi paragraphe 4.5.3).
Il convient de signaler qu'en pratique, il existe une différence entre les cultures fourragères et les autres, les cultures céréalières par exemple, bien que l'analyse ci-dessus soit aussi en principe valable pour la production végétale, prise dans son sens le plus large. Ceci est dû au fait que la productivité de ces dernières cultures est liée de deux façons à la disponibilité en eau: a) la biomasse totale produite est influencée par la quantité d'eau, et b) la fraction transformée en produit utile (par exemple en graines) dépend aussi de la durée de la disponibilité en eau. Mais le lien étroit existant par exemple entre la production céréalière extensive et la pluviosité, souligné par graphe pour une zone étendue, représente le lien existant entre la production et la longueur de cycle des variétés utilisées par les paysans plutôt que celui existant entre la production et la disponibilité en eau. Pour une pluviosité donnée, la production réagira fortement à l'utilisation des engrais, en utilissant cependant des variétés à cycle plus court que celles des cultures extensives afin de diminuer le risque de mortalité pendant des périodes de sécheresse au début ou en fin d'hivernage.
La nécessité d'utiliser des engrais chimiques s'impose du fait du manque de plus en plus généralisé d'espace suffisant pour des jachères efficaces de longue durée et pour porter un effectif de bétail suffisamment élevé pour satisfaire aux besoins en fumier. La récolte et la vente des cultures et l'exploitation des parcours par le bétail entraîne un export de N, P, etc. supérieur aux apports. Cet export n'est pas équilibré par une utilisation intensive de la paille et du fumier ; malgré l'existence de ces techniques, les paysans du Mali-Sud, par exemple, tirent 40 % de leurs revenus par épuisement des terres.
L'utilisation des engrais n'est pas sans dangers : a) une fertilisation déséquilibrée causera un épuisement plus intensif de certains éléments ; b) l'épuisement de la matière organique du sol se produira rapidement si on utilise l'engrais minéral seul ; c) le gaspillage par un surdosage ou une mauvaise gestion peut générer une pollution de l'environnement.
Un accent particulier a été mis sur le phosphate naturel au cours du colloque, mais l'azote est en général l'élément le plus limité (3.2). L'utilisation de ce phosphate sous sa forme actuelle (poudrée) cause des problèmes qui ne sont que partiellement résolus par son apport à la compostière. En général, l'utilisation de P sans l'utilisation d'engrais azotés, ou sans légumineuses (sans oublier l'utilisation des oligo-éléments), risque de générer un épuisement plus rapide du stock d'azote du sol. Un autre problème lié à l'utilisation des engrais phosphatés est la capacité d'absorption des sols (riches en fer) de la région. Il faut tenir compte d'une fixation de quantités élevées de P lors de la transition vers une agriculture intensive ; le sol en absorbe, bien qu'il ne soit pas le facteur limitatif. Il faut prévoir souvent une période importante d'utilisation intensive du phosphate pour récapitaliser les ressources en terres et pour atteindre un coefficient d'utilisation acceptable. Il s'agit d'un intérêt qui dépasse celui des seuls paysans et même l'intérêt national des pays.
Un problème sérieux lié à l'utilisation des engrais chimiques au Sahel est la capacité d'échange cationique extrêmement basse du sol due au caractère de l'argile de la région et au taux en matière organique très bas dans les sols. La matière organique pourrait en principe corriger partiellement ce défaut de la fraction argileuse des sols. Le taux bas de matière organique est dû à une combinaison de sols pauvres et de végétations dépourvues, dans une large mesure, d'espèces pérennes, à cause de l'extrême aridité de la saison sèche. C'est ainsi, qu'actuellement, le coefficient d'utilisation de N et de P obtenu au niveau paysan n'atteint même pas la moitié du potentiel estimé. Le niveau d'éducation et la qualité de la vulgarisation sont des problèmes additionnels. La compétitivité de l'agriculture intensive de la région est ainsi fortement menacée.
Cinq interventions ont été faites à ce propos.
L'enrichissement des sols déficitaires en phosphore par une fertilisation de fond est un aspect de la bonification des terres. L'amélioration du taux et de la qualité de la matière organique du sol en est un autre. La régénération des végétations, avec une attention particulière pour les composantes pérennes chaque fois que possible, est un outil utile pour les parcours.
L'optimisation de l'utilisation de la matière organique du terroir (pailles de cultures et de brousse, fumier et des déchets familiaux) ne suffit pas pour améliorer la situation dans les champs, lorsque l'espace manque pour des jachères de longue durée. Dans ce cas il faut avoir également recours aux engrais chimiques pour augmenter la disponibilité de biomasse. La matière organique est nécessaire pour une utilisation efficace des engrais ; les engrais sont nécessaires pour obtenir une mobilisation de la matière organique nécessaire. L'utilisation de P (+ oligo-éléments) est à prévoir sur les cultures et les soles de légumineuses.
Une plantation bien réfléchie de plantes ligneuses et de graminées pérennes, et leur intégration dans les systèmes de production est un support indispensable à l'augmentation de la matière organique dont il a été question plus haut. Pour l'élaboration de conseils, pour l'utilisation des engrais et du fumier, il convient aussi de tenir compte de la disponibilité absolue en éléments nutritifs et en matière organique, et des coefficients C/N et C/P des sols (4.6.3).
Vu l'objectif du colloque de stimuler les échanges de points de vue entre une gamme de disciplines et de compétences, deux exemples intégrant chacun plusieurs sujets abordés aux cours des discussions sont présentés.
Les organisateurs ont choisi l'engrais comme élément clef de l'intensification agricole (3.2 et 3.3 présentent des arguments). L'utilisation de l'engrais ne pourra pas être rentable cependant si son efficacité n'est pas assurée par des mesures de conservation d'eau et du sol, par un calendrier d'utilisation et un dosage appropriés, par des choix de variétés adéquates, par la lutte contre les maladies et les parasites, etc. En d'autres termes, l'augmentation de l'utilisation de l'engrais devra s'accompagner de meilleures pratiques agricoles.
La surexploitation des parcours, la compétition croissante des cultures et la sécheresse ont profondément transformé l'élevage sahélien.
Il se déplace vers le Sud, et devient de plus en plus un outil d'appui aux cultures (traction, fumier et épargne) au lieu de viser une production de lait et de viande comme objectif principal. Ce déplacement et ce changement de rôle sont accompagnés d'une diminution de la productivité. Pour freiner cette tendance qui s'accompagne d'un épuisement progressif des ressources naturelles, il est indispensable d'augmenter l'utilisation des engrais chimiques pour améliorer la situation fourragère. Cette amélioration peut être directe (cultures fourragères) ou indirecte (augmentation de la production d'autres cultures, fournissant des sous-produits de bonne qualité ; par exemple coton, arachides, etc.). C'est de cette façon que l'intégration agriculture-élevage peut représenter une dynamique rurale positive dans le cadre de l'intensification, en particulier si elle est basée sur l'agriculture intensive et écologique (intégrée ou éco-intensive) ditée au paragraphe 4.1.2.
Sinon une augmentation, elle permettra le maintien du taux de matière organique du sol et de sa qualité, en plus d'une diversification de l'économie rurale et d'une amélioration des revenus par rapport aux prix actuels (voir aussi 4.5 et 4.6.3).
Six interventions ont été faites à propos de l'adoption des techniques d'intensification.
L'adoption des techniques d'intensification par les paysans est encore très limitée au Sahel, sauf dans certains « îlots » (4.1.2). Ceci donne à réfléchir sur l'efficacité de la recherche agricole. Certaines raisons possibles de ce manque d'acceptation ont été identifiées. Elles sont de caractère social (ci-dessous) ou économique (voir 4.5) si l'option est techniquement bien élaborée et tient compte des conditions agroécologiques.
La disponibilité restreinte d'intrants internes et de capital, combinée à des objectifs multiples et à des intérêts opposés, est une raison d'ordre général. Ceci présuppose que les messages des chercheurs, des vulgarisateurs, des décideurs politiques et des bailleurs aient atteint les paysans, ce qui n'est pas toujours le cas. Une amélioration de la diffusion de l'information de haut vers le bas proposée n'est donc qu'une solution très partielle. Un courant d'information dans l'autre sens pourrait s'avérer plus efficace, car le monde rural fait montrer malgré tout un dynamisme non négligeable.
Cinq interventions ont été faites au sujet de la sécurité foncière.
La nécessité d'une sécurité foncière pour promouvoir des investissements paysans (capital et main d'oeuvre) dans la bonification des terres pour l'intensification agricole a été maintes fois mentionnée au cours des présentations. Comment le faire est tout autre chose. Des éléments suggérés au cours des discussions sont le ciblage ( 4.6.1), le cadastre et la législation.
Trois interventions ont été faites sur la prise en compte des connaissances traditionnelles du milieu paysan.
Le savoir traditionnel est considéré comme étant un élément essentiel de transition vers une agriculture intensive dite « moderne » ou « intégrée » (soit éco-intensive) (4.1.2). Il risque de se perdre cependant lorsqu'une dégradation des systèmes de production indigènes précède cette transition, en particulier si cette dégradation s'accompagne d'une migration de la population rurale vers des zones agroécologiques qui diffèrent trop de leur environnement naturel d'origine.
A plusieurs reprises une divergence d'opinion est apparue quant au rôle de la pression démographique : s'agit-il d'un avantage ou d'un inconvénient pour l'intensification, d'un facteur indispensable ou un obstacle (Boserup versus Malthus)?
Le développement est un phénomène trop
complexe pour que
son explication se réduise à de telles
interprétations
mécanistes. La réalité sahélienne
reste
néanmoins que les limites des capacités de charge
des ressources
naturelles (aux niveaux actuels ruraux de technicité et
d'utilisation
d'intrants externes) sont toujours plus atteintes et même
dépassées malgré une densité
démographique
absolue très basse. Il s'ensuit des difficultés
spécifiques pour le développement rural :
- les investissements routiers et ceux des réseaux
commerciaux,
indispensables pour l'intensification, sont extrêmement
chers par rapport
au nombre et à la productivité des unités de
production
;
- le problème de la surpopulation devance l'augmentation
notable du prix
de la terre ;
- il s'agit d'une surpopulation à une pression
démographique si
basse qu'elle n'est pas accompagnée d'une armée de
chômeurs
favorisant l'industralisation ;
- les marchés domestiques et leur pouvoir d'achat sont
restreints.
Théoriquement, il est possible d'accroître la capacité de charge des ressources naturelles. Une irrigation là où la quantité infiltrée d'eau est inférieure à 250 mm an-1, et une fertilisation où elle est supérieure à 250 mm an-1 seraient les options techniques les plus efficaces. C'est la rentabilité qui fait généralement défaut cependant, à cause de l'extrême pauvreté de ces ressources et de la basse densité démographique, lorsque le problème de surpopulation se pose et que l'extensification agricole est de moins en moins adaptée à l'augmentation de la production agricole.
L'épuisement des ressources fourragères et du sol devient souvent une source croissante de revenus agricoles. Ainsi les systèmes de production traditionnels se dégradent et leur productivité diminue (voir par exemple 4.1.1), alors qu'une croissance annuelle de la production agricole de 4 % est indispensable pour permettre un développement économique. La croissance sans l'utilisation d'intrants externes n'est que 1 %, celle de la « révolution verte » serait de 10 %. Les pôles d'intensification (zones périurbaines et niches à ressources relativement riches) devraient être rapidement élargis pour réduire la pression démographique ailleurs. Parallèlement, ce ne sera pas le déstockage qui permettra l'intensification de l'élevage, mais c'est l'intensification qui permettra le déstockage.
Cinq interventions ont été faites sur quelques facteurs, notamment l'accès relativement équitable aux ressources naturelles (sol, parcours, ligneux, etc.), aux crédits et aux services étatiques (éducation, vulgarisation, etc.) qui favoriserait l'évolution de l'agriculture vers l'agriculture intégrée ou éco-intensive décrite sous 4.1.2. Elle freinerait la dégradation des sociétés rurales et de leurs ressources ainsi que l'urbanisation. Un accès inéquitable entraînerait à son tour une concentration des moyens de production, une agriculture locale intensive et mécanisée, la marginalisation des zones étendues et de leurs populations et une urbanisation galopante (voir aussi 4.5.2). En l'absence d'une politique sociale appropriée, de graves tensions se produiraient au sein de la communauté.
Le comportement des paysans vis à vis, par exemple, des options d'intensification, reste cependant difficile à prévoir. Une meilleure compréhension de ce comportement favoriserait l'élaboration de mesures d'incitation efficaces en faveur de l'intensification. Tout aussi importante est la participation paysanne dans cette élaboration. Ceci est aussi valable pour l'éducation, la vulgarisation, la recherche, etc.
Six interventions ont porté sur les aspects de rentabilité.
La rentabilité en soi n'est pas une garantie suffisante d'adoption d'une option technique par les paysans. En plus des éléments de comportement non compris (4.4.5), il y a le simple facteur de la rentabilité relative. Si les investissements dans le coton paient mieux que ceux dans les cultures fourragères, la chance d'une intensification rapide de l'élevage sera limitée. Il y a ensuite le phénomène bien connu de la diminution de rentabilité associée à l'augmentation de la production, du fait de la loi de l'offre et de la demande.
Tant que les prix ne reflèteront que les frais directs de production, il sera difficile de stimuler des systèmes de production durable ; les « couples fertiles », revenus à court terme et bénéfices environnementaux à long terme, sont donc rares. Il est donc indispensable de tenir aussi compte des frais indirects de l'épuisement et de la dégradation des ressources naturelles, non seulement pour le Sahel mais à l'échelle mondiale.
Un autre aspect est celui de la balance des paiements de l'Etat. La rentabilité en soi et le besoin de devises compte séparément. La production locale des engrais phosphatés est ainsi d'un intérêt national.
Ce point a suscité quatre interventions.
La nécessité d'utiliser des intrants externes en l'absence de revenus non agricoles, implique que l'autosuffisance alimentaire ne peut être assurée qu'avec l'appui des cultures de rente, produites pour le marché. La forte dominance de la population rurale fait cependant qu'il y a trois producteurs pour un seul consommateur. La question se pose donc de savoir si l'urbanisation, à cause de la pression démographique rurale et à cause de l'intensification agricole (4.4.5), créera à temps le marché nécessaire permettant une progression de l'intensification et, partant, le freinage de la désertification.
Le marché domestique restreint et la nécessité d'importer la majorité des intrants externes obligent les pays sahéliens à rechercher des débouchés extérieurs. Une transformation améliorera souvent les chances d'exportation. Vu la variation importante de la production, la surproduction céréalière nécessaire pour assurer la sécurité alimentaire est difficile à rentabiliser par une vente à l'extérieur. Mais l'exportation de bétail pourrait être suffisamment intéressante pour générer une transformation du surplus céréalier en aliment pour le bétail, notamment pour l'élevage à cycle court.
Cinq interventions ont porté sur ce sujet.
Les subventions aux intrants agricoles ont été largement supprimées dans le cadre du PASA, jugeant que l'agriculture - moteur du développement de la région - doit contribuer d'une façon nette à l'économie nationale. Les conséquences ont été particulièrement néfastes pour l'élevage qui a souffert en même temps du dumping de la viande pratiqué dans l'UE. L'intensification de la production fourragère, premier facteur de l'augmentation de la productivité, est devenu impossible : le rapport valeur/coûts de la production de viande bovine estimé sur la base des cultures fourragères fertilisées, a chuté de 2,0 environ, atteignant à peine 0,5 !
Depuis, les idées sur les subventions ont été plus nuancées, notamment en relation avec les mesures d'incitation, pendant une période de transition, à la bonification des terres et à la lutte contre la désertification. En réalité, dans ces deux derniers cas, on ne peut pas parler de subventions. Il s'agit plutôt d'investissements dont l'intérêt dépasse celui des paysans concernés.
La transition de l'agriculture vers l'intensification aura besoin d'un appui extérieur dans beaucoup de cas, notamment celui de certaines zones agroécologiques et de nombreuses spéculations. La raison est la qualité médiocre du sol, qui va de paire avec un coefficient d'utilisation faible des engrais. La compétitivité de l'agriculture intensive s'affaiblit ainsi, même sans le problème de l'expérience restreinte des paysans. Une utilisation continue des engrais combinée à une gestion judicieuse de la matière organique peut cependant doubler à terme ce coefficient d'utilisation (4.2.2). La subvention pourrait donc être temporaire.
Dans le cas précédent, il est utile de distinguer entre les « intrants d'entretien » (par exemple les engrais azotés) et les « amendements de fond » (par exemple le phosphate naturel). Les investissements pour l'amélioration des conditions de production, à travers une nouvelle capitalisation des ressources naturelles (sols et végétations) et une bonification des terres exondées (4.2.3) ne diffèrent pas pour l'essentiel des investissements effectués dans l'agriculture irriguée. Jusqu'ici, en pratique, il a été bien plus facile cependant de stimuler les Etats et les bailleurs de fonds à investir dans l'irrigation plutôt que dans la bonification des terres. Ceci s'explique au moins partiellement par une méconnaissance du rôle des nutriments comme facteur limitatif principal (4.2.1). Les décideurs ne se réalisent pas que même le coût d'une régénération des systèmes d'irrigation dégradés est de près de 8 fois supérieure à celui d'une bonification des terres par des phosphates naturels. Ils ne réalisent pas non plus que le niveau de production pluviale céréalière peut augmenter de cinq fois, et atteindre à peu près la moitié de celui d'une bonne culture rizicole irriguée. L'amélioration minérale et organique des sols améliore également la sécurité de la production pluviale, diminuant ainsi l'avantage réel des cultures irriguées.
Le maintien et l'amélioration de la productivité des ressources naturelles dépassent l'intérêt des seuls paysans. Les investissements nécessaires devraient être partagés entre ces derniers, les Etats sahéliens et même la communauté internationale. Car elle aussi a un intérêt à préserver les écosystèmes du monde, en évitant les changements climatiques la désertification et les migrations massives qui en résultent.
Cette dernière réflexion est également valable pour des zones tellement marginales que la rentabilité des intrants, comme l'engrais, restera malgré tout incertaine après récapitalisation des ressources naturelles. Le maintien de systèmes de production viables dans ces régions protégera les zones plus productives contre la désertification et freinera la désagrégation des sociétés et l'urbanisation galopante avec tous les frais sociaux qui leur sont liés. Il serait injuste d'apprécier la rentabilité des engrais au travers de la valeur de la seule production agricole. Il faut tenir compte aussi de la valeur d'une lutte efficace contre la désertification et comparer sa rentabilité avec celle des autres formes de lutte dans ce domaine.
La PSS a estimé par exemple qu'une bonification des terres de la partie sud du Sahel favoriserait une intensification dont la rentabilité serait encore de 6 %, assurant l'alimentation et les revenus d'une population presque deux fois plus importante qu'actuellement, tout en créant une zone tampon contre la désertification.
En plus des discussions sur le sujet du colloque, « l'intensification agricole », il y a eu des débats sur d'autres thèmes centralisant toutes les approches. Les plus importants sont présentés ci-dessous.
Sept interventions ont eu lieu sur ce point.
Les recommandations faites lors des présentations et des interventions ont été critiquées souvent pour leur caractère trop général. Il ne suffit pas de dire ce qui faut faire, il faut aussi dire comment de le faire. Il faut effectuer un ciblage, par rapport aux groupes de paysans, aux zones agro-écologiques, aux conditions socio-économiques, etc. Les présentations du PSS, du CIRAD et de l'ILRI contenaient notamment plusieurs exemples d'un tel ciblage ; le public large et différentié obligeait cependant les conférenciers à généraliser leurs paroles.
Un élément partiellement élaboré au cours du colloque a été la stimulation d'une utilisation des engrais par les paysans. Le paragraphe 4.5.3 en est un témoignage. La question de l'intensification par le travail ou le capital (4.2.1) et une intensification par la fertilisation et l'irrigation (4.2.1 et 4.5.3).
Il y a eu également un certain ciblage en relation avec la sécurité foncière, mettant en évidence la nécessité de préserver la mobilité de l'élevage. En d'autre termes, il ne faut pas que les transhumants soient oubliés dans l'évolution des droits fonciers et l'élaboration de la législation. Il faut prévoir de même des approches bien différentes pour les zones à dominance agricole et pour celles à dominance pastorale plus des zones de transition.
Les débats sur ce point ont suscité 13 interventions.
L'approche scientifique basée sur les résultats et les recommandations présentées a soulevé de nombreuses questions, en ce qui concerne notamment les présentations du CIRAD et du PSS. Outre la critique adressée au PSS de mettre trop l'accent sur l'utilisation des intrants externes (engrais chimiques) comme moteur de l'intensification, une certaine incompréhension en ce qui concerne le caractère et l'objectif de sa recherche est apparue. Du fait du caractère prospectif et de son outil qu'est la modélisation, certains l'ont perçue comme une recherche peu précise et peu pratique. Ce jugement est regrettable, car la précision est relativement élevée. Du fait de cette méfiance, l'objectif visant à créer des points de référence pour des tiers, par la détermination des productions potentielles, n'est pas atteint.
Une distinction doit être faite entre les modèles de la production végétale et animale d'un côté, et la programmation linéaire à buts multiples (PLBM) de l'autre. L'utilisation des premiers a pour objectif une amélioration substantielle de la recherche sectorielle :Le caractère de prospection domine dans le modèle PLBM. Son utilisation et ses résultats dépendent entièrement des objectifs des chercheurs et des décideurs. Ces derniers sont les paysans si l'outil est utilisé, par exemple, pour l'évaluation de l'optimisation au niveau de la ferme.
Dans le cas du PSS, qui vise une évaluation des perspectives offertes par une agriculture intensive et durable, il n'est pas utile de faire entrer la réalité paysanne dans la modélisation ; elle sera plutôt considérée comme un élément de référence ou une situation « témoin ». Le but est de rechercher des alternatives à cette réalité. En ferant entrer aussi la rálité paysanne dans le cadre d'une recherche sur l'optimisation des revenus par exemple, le modèle sélectionnerait dans la plupart des cas les systèmes de production actuels, dont la rentabilité est assurée grâce à un épuisement gratuit des ressources naturelles (40 % des revenus au Mali Sud ; voir 4.2.2). L'objectif de durabilité des chercheurs et des décideurs politiques ne pourra jamais être atteint cependant avec un tel épuisement.
Bien plus utile et fiable que le résultat de l'exercice effectué avec le modèle PLBM cependant est la compréhension des conséquences des décisions politiques, en tenant compte des intérêts (partiellement) opposés de la société. Il s'agit par exemple des objectifs de revenu, d'emploi et de durabilité.
Ce sujet a suscité 6 interventions.
La critique adressée au PSS de trop mettre l'accent sur les intrants externes est liée aux discussions sur les moteurs et les conditions du développement. Le rôle du marché par rapport à l'intensification, c'est un peu aussi la question de l'oeuf ou de la poule : qui des deux doit venir le premier? (4.5.2 ). Dans d'autres cas la situation est plus nuancée cependant, lorsqu'il est question par exemple d'un facteur limitatif prononcé, par exemple le cas des sols pauvres épuisés par le fait d'une surpopulation. Un épuisement lié à un accès inéquitable aux ressources naturelles et aux crédits, ou à l'ignorance, est très différent.
Une illustration est présentée au paragraphe 4.3.1. Les moyens susceptibles d'améliorer l'efficacité des engrais sont nombreux. Aucun d'eux, introduit séparément, ne détient le même potentiel d'accroissement de la production des cultures que l'usage du fertilisant lui-même.
Dans le cas de l'élevage (4.3.2), l'optimisation de l'utilisation des sous-produits agricoles, la gestion des troupeaux et des parcours, le choix d'espèces animales, etc. sont en effet tous des outils très utiles pour l'intensification. Mais aucun d'entre eux ne détient un potentiel général aussi élevé pour l'augmentation de la production animale durable qu'une production fourragère fertilisée. On en profite au maximum cependant si cette production va de paire avec l'emplois des meilleures pratiques d'élévage.
Six interventions ont été faites sur ce sujet.
Les présentations et les discussions se sont concentrées, bien plus que souhaité par les organisateurs, sur les options techniques de l'intensification en général. Mais certaines interventions ont proposé de traiter plutôt la mise en oeuvre de ces options plutôt que de les discuter en tant que telle. D'autres ont suggéré une orientation de la recherche, tout au moins partiellement, vers l'analyse des niveaux de décision, macro et micro, la ferme y comprise. Ceci a été l'objectif dans le cas du PSS en cherchant l'appui du DLV, une structure de recherche néerlandaise qui développe et teste des outils dans ce domaine précisément. « Comportement » et « incitation » jouent un rôle central dans cette forme de recherche.
Caractéristiques
- Définition des éléments / composants du
système
étudié ;
- Limites du système ;
- Relations entre les composantes du système ;
- Relations entre les composantes et les factures exogènes.
Au sujet de l'intensification, l'approche est utile à cause du fait qu'il intègre le grand nombre de facteurs qui y jouent un rôle.
L'approche doit être appliquée aux différents niveaux : niveau parcelle, de l'exploitation, du village, de la région, de la nation et même du monde, car il y a des facteurs à chaque niveau qui jouent sur d'autres niveaux. Aussi, les décideurs à différents niveaux ont des objectifs qui peuvent être conflictuels.
Recommandations
- Formation formelle des chercheurs ; inclure l'approche
systémique dans
les curriculae des Universités / Ecoles Supérieures
;
- Pour le processus de l'intensification les décideurs
doivent :
- faciliter la confrontation et collaboration des
différents acteurs ;
- expliquer les objectifs ;
et les chercheurs doivent développer des outils,
pour pouvoir
appliquer des approches comme par exemple :
- modèles ;
- banques de données ;
- système d'information géographique.
- Producteurs et autres intervenants: Rôle participatif à tous les niveaux.
Groupe B : Options techniques d'intensification de l'élevage
Les travaux du Groupe ont été laborieux. Le groupe s'est d'abord efforcé d'identifier des questions techniques pour une intensification de l'élevage, ou une intensification des produits agricoles par l'élevage, avant de passer en revue les recommandations qui pouvaient être adressées aux diverses parties prenantes du développement agricole.
La difficulté rencontrée au départ est l'ambiguïté du concept d'intensification durable lorsqu'il est appliqué à l'élevage. Nous avons obtenu un consensus sur l'objectif d'une intensification, soit l'augmentation des productions de viande, de lait, et autres produits pour satisfaire les besoins d'une population croissante et améliorer les ressources de producteurs.
Le mode d'appréciation de l'intensification était moins partagé: en effet dans le cas de l'élevage, l'augmentation de productivité peut être appréciée soit par animal individuel, soit par troupeau ou encore par unité de surface des terres de parcours (ou surfaces de champs nécessaires à la production des fourrages utilisés). Et cela modifie profondément la nature et formes d'intensification. Une autre difficulté à signaler est que l'intensification peut porter soit sur les productions animales elles mêmes (lait, viande, laine...), soit sur le système de production agricole tout entier par le biais de l'élevage, comme c'est le cas pour la traction animale, les fumiers et litières, ou encore les rôles économiques - financiers du cheptel (épargne facilement mobilisable ; investissement).
Une autre difficulté rencontrée était liée à l'hétérogénéité des réalités et pratiques d'élevage au Sahel en accord avec les disparités de ressources aux marchés. Les potentialités pour une intensification de l'élevage sont prévues comme très inégales d'une région à l'autre du sahel, où l'intensification doit avant tout déclencher par les incitations économiques du marché.
La liaison entre intensification des pratiques de l'élevage et l'amélioration de la gestion des ressources naturelles ou la restauration de la capacité de production des sols n'est pas toujours évidente.
En ce qui concerne les techniques ont été
retenues
- pour l'intensification des productions animales (au sens
augmentation
de la productivité du cheptel) :
- Les efforts d'intensification doivent porter sur toute la
filière de production, des intrants jusqu'à la
commercialisation des produits ;
- L'amélioration de la qualité de l'alimentation est
une
qualité essentielle mais elle n'est pas suffisante pour
obtenir une
meilleure productivité, la qualité des soins
vétérinaires et le potentiel génétique
des races
animales utilisées interviennent aussi.
- La supplémentation (saisonnière et
ciblée) est
une pratique efficace pour améliorer l'alimentation. Les
principes en
sont connus mais les formules et pratiques doivent être
adaptées
aux objectifs de production et situation locales.
- La production fourragère est à
développer
là où c'est possible.
- Les initiations à l'intensification étant avant
tout
économiques, une meilleure organisation des
professionnels de
l'élevage devrait accroître leur contrôle sous
la
filière, tant en amont pour l'achat des intrants qu'en aval
pour la
commercialisation des produits.
- pour l'intensification des systèmes de production
animale :
- Renforcement de l'intégration locale et
régionale entre
culture et élevage.
- Relancer les programmes promotionnels de traction animale
en mettant
l'accent sur la diversification des utilisations et sur la
rentabilité
économique.
- Promouvoir l'amélioration de la
récupération des
matières organiques et nutrients des fumiers
litières
(parcages, litières fumières, compostage).
- Organisation de la gestion locale et régionale des
ressources pastorales pour optimiser le très fort
des nutrients
sur les soles agricoles.
- Importance du capital cheptel et potentiel à
développer
dans les systèmes de crédit - épargne voire
d'assurance.
Recommandations
Générales
- Favoriser l'émergence des organisations
socio-professionnelles
en particulier pour les métiers de l'élevage.
- Responsabiliser les collectivités pour la gestion des
ressources
naturelles plus particulièrement des parcours naturels et
eaux.
- Veuiller à ce que les politiques foncières
prennent en compte
l'utilisation pastorale des ressources naturelles et n'entrave pas
la
mobilité du bétail.
- Accompagner le désengagement progressif de l'Etat par un
renforcement
du contrôle de la qualité des produits de
l'élevage
(intrants et extrants).
Services techniques
- Responsabiliser les services techniques dans le
développement
de partenariat avec les organisations socio-professionnelles.
- Renforcer les activités de formation et d'informations
des groupes
socio-professionnels.
- Assurer la garantie du dénouement du crédit.
Producteurs
- Renforcer les organisations des producteurs de
façon à
mieux contrôler les filières de production et faire
valoir leurs
droits.
Chercheurs
- Valoriser et diffuser les résultats
disponibles.
- Développer l'approche filière pour la
recherche
animale.
Groupe C : Options Techniques d'Intensification des cultures
Schématiquement les pays sahéliens ont
été
divisés en quatre zones :
- le Sahel (< 600 mm) ;
- cultures principales: mil, niébé, arachide, sorgho
;
- les savanes (> 600 mm) ;
- cultures principales: sorgho, mil, maïs,
niébé, arachide,
coton ;
- périmètres irrigués ;
- cultures principales: riz, canne à sucre,
maraîchage ;
- zones péri-urbaines ;
- cultures principales: maraîchage.
Thèmes spécifiques : voir Tableau.
Recommandations
Décideurs politiques
- Code rural, sécurité foncière;
- subvention des engrais, faciliter l'accès;
- renforcer les services techniques, recherche, vulgarisation;
- valorisation des phosphates naturels pour la bonification des
terres;
- promouvoir stockage, conservation et transformation des produits
agricoles.
Services techniques
- Coordination des interventions, concertation ONG;
- contrôle de qualité des intrants;
- elaboration des fiches techniques d'information;
- campagne de vulgarisation et de formation.
Producteurs
- Organisation en groupements, coopératives,
syndicats, GIE;
- renforcer les moyens communs de stockage, conservation et de
commercialisation, agro-industrie
Autres intervenants des filières
- Meilleure professionnalisation des producteurs et
concertation avec
eux.
Chercheurs
- Affiner les techniques éprouvées,
adaptation au milieu
paysan ;
- dialogue avec les producteurs et les décideurs politiques
;
- participation à la rédaction des fiches techniques
;
- élaboration des thèmes de recherche,
exécution et
évaluation avec la participation des producteurs des ONG,
des organismes
nationaux de développement et des décideurs
politiques.
Tableau 1. Thèmes spécifiques.
| Variétés des semences adaptées | ||||
| Thèmes
|
Sahel
|
savanes
|
périmètres
irriguées
|
zones
péri-urbaines
|
| Fertilisation
organique
|
Fumier,
petite dose localisée
|
Fumier,
compost
|
Fumier,
compost
|
Compost,
ordure ménagère, résidus agro-industrie
|
| Fertilisation
minérale
|
N,
P faible dose
|
N,P,K
dose moyenne
|
N,P,K
forte dose
|
N,P,K
forte dose
|
| Phosphate
naturel
|
Amendement
|
id
|
id
|
id
|
| Conservation
sol et eau
|
Diguettes,
cordons pierreux, paillage, bandes végétatives
|
Billons
cloisonnés, bandes végétatives
|
Draînage,
salinisation, aménagement nouveaux périmètres
irrigués
|
Eau
d'irrigation
|
| Technique
culturale
|
Traction
animale date et densité de semis, rotation, cultures
associées
légumineuses
|
id
|
Contrôle
des mauvaises herbes, maladies, insectes diversification des
cultures
|
|
| Agroforesterie
|
Acacia
albida, haies vives
|
Haies
vives, brise vent autres légumineuses
|
||
| Mesures
d'accompagnement
|
Sécurité
foncièèe, formation, multiplication des semences,
contrôle
des animaux, centre de stockage.
|
id
|
id
|
|
Groupe D : Stratégies politiques et mesures socio-économiques
I. Contraintes
Risque
- Importance du poids des risques climatiques, alimentaires
et
monétaires.
- Très grande vulnérabilité économique
des
unités de production familiale.
Foncier
- Sécurisation foncière insuffisante dans un
contexte de
mutation du droit foncier traditionnel et d'un droit foncier
moderne non encore
passé dans les pratiques.
- Connaissance insuffisante des structures sociales
traditionnelles
entraînant un cadre juridique foncier inadapté.
Offre/Demande
- Connection insuffisante entre l'offre rurale et la
demande urbaine.
- Déconnection de l'offre/demande entre les pays
sahéliens et les
pays côtiers.
- Faible taille des marchés nationaux et intégration
insuffisante
des marchés régionaux et sous-régionaux.
- Politique inadéquate de prix d'achat des produits
agricoles et de
vente des intrants.
Credit
- Faible accès au crédit.
Ressources naturelles
- Baisse de la fertilité des sols et
décapitalisation des
ressources naturelles, le tout compromettant l'avenir.
- Insuffisante transformation des systèmes de production
face à
l'épuisement des ressources naturelles (diminution des
parcours de
saison sèche).
- Absence d'une mise en place d'un système de prix sur les
ressources
naturelles de façon à responsabiliser leurs
utilisateurs.
Formation/Vulgarisation
- Inefficience des systèmes de formation et
d'information.
- Système pyramidal de vulgarisation n'assurant pas la
participation de
l'agriculteur et ne prenant pas en compte la diversité
agricole,
climatique, sociale, économique, ... du monde rural.
- Inadéquation des services de support apportés par
l'Etat, les
ONG, le privé, ... au monde rural, cette
inadéquation
étant due au fait que ce sont ces acteurs qui
définissent les
besoins des paysans et non ces derniers.
Infrastructures
- Développement insuffisant des infrastructures
rurales et
existence de nombreuses zones rurales enclavées.
Bailleurs
- Hétérogénéité des
approches des
bailleurs de fonds.
- Niveau insuffisant de structuration des instances nationales de
décision ne leur permettant pas de constituer une force de
proposition
face aux politiques macroéconomiques proposées.
Démographie
- Déséquilibre entre la pression
démographique et
le niveau d'intensification des systèmes de production.
Cela
malgré la forte propension à l'innovation des
sociétés sahéliennes lorsque l'environnement
est
incitatif.
Organisations paysannes
- Niveau insuffisant d'intégration des organisations
paysannes ne
leur permettant pas une participation au niveau politique des
décisions.
II. Politiques et stratégies
Choix politiques
- Nécessité de choix politiques pour
répartir les
biens publics au niveau des différents secteurs de
l'économie
nationale. En particulier, il faut décider de la part du
budget
allouée à la sécurité militaire et de
celle
allouée à la sécurité alimentaire.
Foncier
- Poursuite de la sécurité foncière,
la
propriété privée n'étant pas la seule
assurance
contre la précarité.
- Mise en place d'un programme de bonification des terres
agricoles
couplé à une sécurisation foncière
impliquant
communautés rurales, Etat et bailleurs de fonds.
- Meilleure connaissance des systèmes fonciers
traditionnels et de la
gestion des ressources naturelles qu'ils permettent.
- Mise en place d'un droit foncier prévenant
l'appropriation anarchique
de terres.
Offre/Demande
- Reconnection de l'offre rurale avec la demande urbaine de
façon
à assurer une meilleure rémunération du
travail rural.
Pour cela, il faut : politique douanière, aide à la
transformation, développement des filières
d'exportation,
accroissement des échanges inter-régionaux
Sahel-Côte,
appui aux organisations socio-professionnelles et à leur
participation
aux prises de décision politique et institutionnelle,
développement du crédit visant l'intensification en
capital des
producteurs.
- Maîtrise de la fluctuation des prix des produits
agricoles.
- Amélioration du système de stockage des produits
agricoles.
Decentralisation
- Mise en place de la décentralisation en visant
l'équité et la prise en compte des besoins des
groupes
défavorisés et des zones marginales.
Secteurs sociaux
- Amélioration des programmes et infrastructures
dans les
domaines de la santé et de l'éducation rurales.
Transports
- Construction de routes. La révolution verte en
Inde s'est faite
grâce à trois facteurs : les routes, les routes et
les routes !
- Utilisation de firmes rurales pour la construction de routes de
façon
à accroître emplois et revenus ruraux.
- Développement de l'utilisation des moyens demandés
par le
milieu telles les charettes.
Intrants
- Recherche des combinaisons optimales pour l'utilisation
et la gestion
des intrants.
- La subvention aux intrants est envisageable à condition
de :
être bien gérée; ne pas introduire des
distorsions du
marché; bénéficier en priorité aux
agriculteurs.
- Harmonisation à l'échelle sous-régionale
des politiques
de subvention des intrants.
Participation paysanne
- Mobilisation des initiatives locales en recherchant la
participation
paysanne à tous les niveaux : conception, mise en oeuvre,
évaluation.
- Mise en place d'une stratégie de
communication/sensibilisation de
façon à permettre aux paysans de constituer une
force de
négociation.
Milieu informel
- Acquisition d'une meilleure connaissance du
fonctionnement
économique et social du milieu informel : quels sont les
mécanismes de sécurisation sociale de la famille ?
quelle part du
revenu est investie dans la famille ?
Integration regionale
- Mise en place d'une stratégie de
communication/sensibilisation/lobbying de façon à ce
que les pays
agissent de façon concertée au niveau
régional/sous-régional.
Bailleurs
- Participation active des autorités nationales
à la
coordination des interventions des bailleurs de fonds.
- Pérennisation, capitalisation et appropriation locale de
la
connaissance, du savoir-faire et de l'information accumulés
par les
projets/programmes/interventions des bailleurs de fonds (cas du
PSS).
Revenus non agricoles
- Recherche de combinaisons entre secteurs agricoles et non
agricoles
dans l'accroissement des revenus ruraux : ateliers de
réparation et
entretien du matériel agricole; transformation des produits
agricoles;
etc.
Desengagement de l'état
- Préalablement au désengagement de l'Etat,
mise en place
et consolidation des structures devant relayer l'Etat. Pour cela,
formation et
information du secteur relais.
- Définition du nouveau rôle de l'Etat après
son
désengagement. Passer de l'Etat gérant à
l'Etat garant et
non au zéro-Etat.
- Adoption de la multidisciplinarité à tous les
niveaux
décisionnels.
Feed back
- Feed back vers le haut (chercheurs, décideurs
politiques,
bailleurs, ...) des résultats et connaissances
accumulés par les
organismes en contact avec la base : ONG, services d'encadrement,
etc.
Investissements
- Mise en place de mécanismes d'encouragement des
investissements
: conversion de la dette; fonds de taxation des utilisateurs de
ressources; ...
recherche;
- Régionalisation de la recherche au niveau du Sahel ;
- Coopération des chercheurs au niveau sous-régional
;
- Coordination recherche-vulgarisation ;
- Evitement du perfectionnisme technique et prise en compte des
contraintes
économiques, sociales, etc ;
- Prise en considération des besoins de l'Etat et des OPA ;
- Recherche de financements par le secteur privé ;
- Complémentarité entre recherche fondamentale et
recherche
appliquée.
III. Mesures et actions
Foncier
- Elaboration d'un plan foncier rural (type Côte
d'Ivoire).
- Clarification des lois foncières existantes.
- Responsabilisation des populations dans la conception et la mise
en oeuvre de
la législation foncière.
- Elaboration de schémas d'aménagement des terroirs
prenant en
compte l'ensemble des problèmes posés, dont celui
des personnes
ayant un droit d'usage mais pas de propriété.
Crédit
- Etablissement de liens de complémentarité
et de synergie
entre l'ensemble des formes de crédit : système
bancaire
classique (type CNCA ou BNDA); systèmes financiers
décentralisés avec épargne (caisses
d'épargne et de
crédit) ou avec crédit direct (type Grameen Bank);
tontines.
- Récherche de la baisse des taux d'intérêt.
- Etude des moyens d'atténuer les demandes de garantie des
banques.
- Diversification de l'offre des produits financiers en fonction
des besoins
(intrants, matériel agricole, ...).
- Rapprochement des structures de crédit des
bénéficiaires.
- Prise en compte des règles de l'UEMOA.
Décentralisation
- Récherche de la participation des femmes aux centres de
pouvoir et de
décision aussi bien au niveau villageois qu'au niveau des
institutions
et services.
Recherche
- Implication des paysans dans les instances d'élaboration
des
programmes de recherche.
Secteurs sociaux
- Mise en place de programmes d'alphabétisation
fonctionnelle.
- Implication des villageois dans la mise en place des centres de
santé.
- Formation professionnelle des jeunes agriculteurs de
façon à ce
qu'ils valorisent leur propre milieu.
- Mise en oeuvre de l'initiative de Bamako : pharmacies
villageoises;
médecine préventive; pharmacopée
traditionnelle.
Revenus non agricoles
- Création d'appuis aux micro-entreprises rurales :
forgerons ruraux,
...
- Mise en place, dans les zones de crise alimentaire, de
programmes d'emplois
saisonniers type Food for Work ou HIMO (Haute Intensité de
Main
d'Oeuvre) de façon à éviter l'exode rural.
Priorité
aux infrastructures rurales : pistes; travaux anti-érosifs.
Intégration régionale
- Dans le cadre du renforcement des stratégies de
communication/sensibilisation/lobbying,
poursuite/réactivation des
cadres de concertation régionaux : UEMOA, CMAAOC, ...
- Création de chambres consulaires d'agriculture et
d'artisanat, d'OPA,
...
Milieu informel
- Réalisation d'études et de programmes
participatifs de
recherche destinés à acquérir une meilleure
connaissance
du milieu.
Bailleurs de fonds
- Création et mise en oeuvre effective de cadres de
concertation
donateurs/donateurs et donateurs/pays telle que la Convention
Internationale de
Lutte contre la Désertification.
Desengagement de l'état
- Evaluation de la capacité des structures relais à
relayer
l'Etat après son désengagement.
- Mise en place d'appuis-conseils et d'appuis financiers aux
PME/PMI à
même de prendre en charge les fonctions
transférées par
l'Etat.
- Appui à la réinsertion des agents publics dans le
secteur
privé.
- Définition des fonctions à assumer par l'Etat et
aides des
bailleurs de fonds pour la mise en oeuvre de ces fonctions.
Intrants
Développement de stratégies de subvention des
intrants
précisant les domaines prioritaires d'intervention, les
niveaux
d'application (à l'importation, au détail), les
groupes cibles.
Recherche
- Etude de l'impact des politiques sur le milieu local.
- Prise en compte des conditions socio-économiques dans
l'élaboration des programmes de recherche et, pour cela,
participation
des paysans à tous les niveaux (identification, mise en
oeuvre,
évaluation).
Décentralisation
- Renforcement des capacités institutionnelles des
communuatés
décentralisées.
Ouverture par :
- le Ministre du Développement Rural et de l'Environnement,
Dr
Modibo Traoré
- le Chargé d'Affaires de l'Ambassade royale des Pays-Bas
M. F.
Stoelinga
Séance I :
Résultats du projet PSS
président : J.Ph. Tonneau (CIRAD,
Montpellier)
Intensification agricole au Sahel : Vouloir c'est pouvoir ! (H. Breman)
L'engrais chimique pour l'intensification en zone soudano-sahélienne(J.J.R. Groot)
Une production fourragère intensive durable pour le Sud du Sahel et le Nord de la savane soudanaise (H. Breman)
La supplémentation du bétail : une nécessité ! (G.A. Kaasschieter)
Options techniques d'intensification des cultures et de l'élevage en zone soudano-sahélienne du Mali (K. Sissoko)
Esquisse d'une agriculture durable (E.J. Bakker)
Séance II :
Contributions des Institutions
Internationales
président : R. Sant'Anna (FAO, Rome)
ICRAF :
Adoption of agroforestry
technology : the case
of live hedges in the central plateau of Burkina Faso (E.T.
Ayuk)
;
Potential of Gliricidia sepium
for dry season fodder
supply in the
sudano-sahelian zone of Mali (M. Djimdé)
ILRI (CIPEA) :
Les rôles de l'élevage
dans
l'intensification des modes de production agricole au Sahel :
options
socio-économiques et techniques (P. Hiernaux)
ICRISAT :
Technologies pour combattre la
dégradation des sols dans la zone Soudano-Sahélienne
de l'Afrique
de l'Ouest (A. Bationo)
Stratégies
agronomiques pour
l'intensification des
systèmes de production au Sahel (S.V.R. Shetty)
Intérêt
de la fumure organique et du paillage pour l'intensification de la
production
agricole sur des terres dégradées (C. Bielders)
CIRAD :
Développement des zones
sahéliennes : Enjeux
et stratégies (J.Ph. Tonneau) ;
Intensification et
plasticité
du développpement du sorgho (M. Vaksmann) ;
Mise au
point de formules
d'engrais à partir des phosphates de Tilemsi (B.
Truong) ;
L'arbre et
les formations arborées, éléments moteurs du
développement rural ? (F. Besse).
Discussions informelles
Présentation des posters et
démonstration des logiciels
INSAH :
Politiques et expériences des pays du
CILSS (G.
Traoré)
Intensification induite par le
facteur capital
dans
l'agriculture sahélienne: surmontant les contraintes
structurelles
après les réformes politiques (T. Reardon)
Présentation des Etats sahéliens
Séance III :
Expériences pratiques au Sahel
président : Yamar M'Bodj (CILSS, Ouagadougou)
Mali
Stratégies paysannes et
intensification agricole au
Mali-Sud (O.
Guindo)
Note sur l'intensification de la
riziculture en zone
Office du Niger
(D. Guindo)
Burkina Faso
Expériences pratiques au Burkina Faso : le cas de
PEDI-SAP (L. Zongo)
Discussion informelle avec présentation des posters et démonstration des logiciels
Séance IV : Vers une
agriculture productive et
durable
président : H. Breman (AB-DLO, Wageningen)
La situation de l'agriculture sahélienne ; contexte national et international (O. Niangado, IER)
Recapitalization of soil productivity in subsaharan Africa ; Current issues and opportunities (C. Pieri, Banque Mondiale)
Améliorer la disponibilité et l'accès aux engrais en Afrique de l'Ouest (H. Gerner, IFDC)
Economic criteria for investment in soil improvement in West African agriculture : prospects for phosphate rock use to enhance soil fertility management (A. Kuyvenhoven, UAW)
Synthèse des Scéances I, II et III (B.
Témé)
Quatre groupes de travail traiteront :
1. L'analyse des systèmes agraires par l'approche systémique, président H. van Keulen (IER)
2. Options techniques d'intensification de l'élevage, président : P. Hiernaux (ILRI) ;
3. Options techniques d'intensification des cultures, président A. Bationo (ICRISAT, Niamey)
4. Stratégies, politiques et mesures socio-économiques, président : Maimouna Lo Gueye).
Samedi 2 Décembre
Séance V : Quelle politique agricole pour le Sahel ?
président : S. Traoré (CNRA, Bamako)
Discussion plénière des rapports des groupes de travail
Forum d'experts : Quelle politique agricole pour le Sahel ?
Clôture
Réunion du Comité de Synthèse
Président du colloque : Seydou Idrissa TRAORÉ,
Secrétaire
Exécutif du Comité National de la Recherche
Agronomique
du
Mali
Rapporteur général du colloque : Bino TÉMÉ Directeur Scientifique IER, Mali
| 1.
ABARI, Maï Moussa
|
Ir.
Agronome Directeur Dép. Agric. TA, Ministère
Agriculture et
Elevage, Agronome
|
B.P.
84, Tahoua, Niger
|
(227)
61 05 06
|
(227)
61 05 06
|
|
| 2.
AHMADI, Nour
|
Chercheur
(Dr.), CIRAD/IER, Responsable projet Généticien
|
B.P.
183, Sikasso, Mali
|
(223)
620 569
|
(223)
620 355
|
|
| 3.
ALFA CISSE, Yacouba
|
2ème
SGA/UNC Niamey Paysan, UNC et AHA SAY I,
|
UNC
Niamey et AHA SAY I, Niamey, Niger
|
(227)
734448/784217
|
||
| 4.
ANNOU MALLAM, Garba
|
Chef
Programme Gestion Ressources Naturelles, INRAN,
|
B.P.
429, Niamey, Niger
|
(227)
73 30 71
|
(227)
72 21 44
|
|
| 5.
AYUK, Elias
|
Agro-économiste,
ICRAF,
|
B.P.
320, Bamako, Mali
|
(223)
22 33 75
|
(223)
22 86 83
|
|
| 6.
BA, Sadou Oumar
|
Zootechnicien,
OMBEVI, DG-Adjoint
|
B.P.
1382, Bamako, Mali
|
(223)
22 38 58
|
(223)
22 49 79
|
|
| 7.
BAKKER, Evert Jan
|
Docteur,
AB-DLO, Econométriste
|
AB-DLO,
BP 14, 6700 AA, Wageningen, Pays-Bas
|
00
31 317 477359
|
00
31 317 423110
|
e.j.bakker@ab.dlo.nl
|
| 8.
BALLO, Adama
|
Nutritionniste,
CRRA/Mopti, Nutritionniste
|
ESPGRN-Mopti,
Mopti, Mali
|
(223)
430051/430260/ 430197
|
||
| 9.
BATEDJIM, Noudjalbaye
|
Semencier,
Dir. Recherche et Technologie Agricoles, Chef Div. Semences et
plantes
|
B.P.
441, N'Djamena, Tchad
|
(221)
51 48 01
|
(221)
51 59 29
|
|
| 10.
BATIONO, André
|
Soil
scientist, IFDC / ICRISAT, fertilité de sol
|
B.P.
12404, Niamey, Niger
|
227
722529
|
227
734329
|
bationo@cgnet.com
|
| 11.
BEGEMANN, Joop
|
Ir,
Antenne Sahélienne, Directeur
|
B.P.
5385, Ouagadougou 01, Burkina Faso
|
226
363108/09
|
226
363110
|
|
| 12.
BENGALY, M'Pié
|
Agronome,
ESPGRN - Sikasso - IER, Agronomie
|
B.P.
186, Sikasso, Mali
|
620028
/ 620346
|
||
| 13.
BENJELLOUN, Abdelouahed
|
Ingénieur
Agronome, IMPHOS, Fertilité des sols
|
Im.
OCP Route d'Eljadida, Casablanca, Maroc
|
2122
23 06 40
|
2122
23 06 40
|
|
| 14.
BERTELSEN, Michael
|
Coordinateur
- InterCRSP, Virginia Tech, Economiste
|
1060
Litton Reaves Hall, Blacksburg, VA 24061-0334, Etats-Unis
|
540
231 6338
|
540
231 6741
|
bertel@vt.edu
|
| 15.
BESSE, François
|
CIRAD
- Foret PSII, Agroforesterie
|
B.P.
5035, 34032 Montpellier Cedex, France
|
33
67616577
|
33
67616580
|
besse@cirad.fr
|
| 16.
BIELDERS, Charles Louis
|
Docteur,
ICRISAT, Soil and water management
|
ICRISAT,
B.P. 12404, Niamey, Niger
|
(227)
92 23 27
|
c.bielders@cgnet.com
| |
| 17.
BIKIENGA, Issa Martin
|
Coordonnateur
National, UGFS,
|
01
B.P. 1626, Ouagadougou 01, Burkina Faso
|
(226)
34 19 03
|
(226)
34 19 01
|
|
| 18.
BONKOUNGOU, G. Edouard
|
Coordonnateur
Régional, ICRAF, Agroforesterie
|
c/o
ICRISAT B.P. 320, Bamako, Mali
|
(223)
22 33 75
|
(223)
22 86 83
|
icrisat.w.mali@cgnet.com
|
| 19.
BOSMA, Roel
|
Ir.,
ESPGRN/Sikasso, Zootechnie
|
Roghorst
363, 6708 KX Wageningen, Pays-Bas
|
00
31 317 413860
|
||
| 20.
BOYE, Alida
|
Coordinatrice,
SSE / Univ. d'Oslo - Centre Development and Environment,
|
Box
1116 Blindern, 0317 Oslo, Norvège
|
47
22 858918
|
47
22 858920
|
alida.boye@sum.uio.no
|
| 21.
BREMAN, Henk
|
Dr,
AB-DLO, Ecologiste
|
B.P.
14, 6700 AA Wageningen, Pays-Bas
|
31
317 475950
|
31
317 423110
|
p.w.j.uithol@ab.dlo.nl
|
| 22.
BUERKERT, Andreas
|
Dr,
Université de Hohenheim / Nutrition de Plantes,
Coordonnateur ROTAPHOS
|
Inst.
Plant Nutrition, Univ. Hohenheim, D-70593 Stuttgart, Allemagne
|
00
227 725023
|
00
227 725023
|
buerkert@uni-hohenheim.de
|
| 23.
BUERKERT, Barbara
|
Dr,
Université de Hohenheim / Nutrition de Plantes, Plant
nutrition
|
Inst.
Plant Nutrition, Univ. Hohenheim, D-70593 Stuttgart, Allemagne
|
00
227 725023
|
00
227 725023
|
buerkert@uni-hohenheim.de
|
| 24.
CABUY, Dominique B.J.
|
Contrôleur
de projets, Fonds International de Développement Agricole
FIDA, Agronomie
|
107,
Via del Serafico 00142, Rome, Italie
|
00(39)
6 54592330
|
00(39)
504 3463
|
|
| 25.
CAMARA, Karounga
|
Biométricien,
PSS Niono, Biométricien
|
PSS
Niono, Niono, Mali
|
(223)
35 21 36
|
(223)
35 21 36
|
directio@ier-dir.ier.ml
|
| 26.
CAMARA, Mamadou
|
Docteur
Vétérinaire, MDRE, Conseiller Technique
|
B.P.
61, Bamako, Mali
|
(223)
222785 / 222979
|
||
| 27.
CAMARA, Oumarou Samba
|
Docteur,
IER, Agro-économiste
|
B.P.
9030, ESPGRN/Sotuba, Bamako, Mali
|
(223)
22 34 45
|
||
| 28.
CHOHIN, Anne
|
Ingénieur,
CIRAD, Politiques agricoles
|
42,
rue Scheffer, 75016 Paris, France
|
53702140
|
53702143
|
chohin@mesparis.cirad.fr
|
| 29.
CISSE, Amadou Boubacar
|
Directeur
CRRA, Institut d'Economie Rurale,
|
B.P.
12, Niono, Mali
|
(223)
35 50 55
|
(223)
35 21 36
|
abcissé@ier-nio.ier.ml
|
| 30.
COULIBALY, Adama
|
Agronome,
PSS - CRRA, Niono, Agronome
|
B.P.
22, Niono, Mali
|
(223)
35 21 36
|
(223)
35 21 36
|
acouli@ier-Nio.ier
ml
|
| 31.
COULIBALY, Adama
|
Chef
Division Planification, Cellule de Planification et de
Statistiques,
Agro-économie
|
CPS
MDRE, Bamako, Mali
|
(223)
22 82 40
|
||
| 32.
COULIBALY, Boubacar
|
Agronome,
IER/CRRA Kayes, Chef d'équipe ESPGRN
|
B.P.
281, Kayes, Mali
|
223
521662 / 522005
|
||
| 33.
COULIBALY, Dounanké
|
Nutritionniste,
IER, Nutrition Animale
|
B.P.
12, Niono, Mali
|
(223)
35 50 55
|
||
| 34.
COULIBALY, Oula
|
Ingénieur
d'Elevage, CRPA du Centre Ouest, Elevage
|
Koudougou,
Burkina Faso
|
(226)
44 00 38
|
||
| 35.
COULIBALY, Yacouba
|
Chercheur,
IER, Nutrition animale
|
B.P.
22, Niono, Mali
|
(223)
35 21 36
|
(223)
35 21 36
|
|
| 36.
DANIEL, Katherine
|
Etudiante,
Cornell University USA, ecophysiologie
|
B.P.
642, Ouagadougou, Burkina Faso
|
(226)
30 87 42
|
(226)
31 71 44
|
daniel@sc-oua.save.bf
|
| 37.
DE MILLY, Hubert
|
Conseiller
de Mission, Coopération française
|
B.P.
84, Bamako, Mali
|
223328
|
228339
|
|
| 38.
DE WILLIGEN, Peter
|
Dr,
AB-DLO, Agronome
|
B.P.
129, 9750 AC Haren, Pays-Bas
|
31
59031449
|
31
505 337291
|
p.dewilligen@ab.dlo.nl
|
| 39.
DEL GIUDICE, Tommaso
|
Ingénieur
Agronome, Service Allemand de Développement (DED),
Coordinateur
Programmes de Gestion Ressources Naturelles
|
B.P.
8046, Bamako, Mali
|
223955
|
223955
|
|
| 40.
DEMBELE, Mamadou Augustin
|
Agronome
/ Program Specialist, USAID, Spécialiste de Programme
|
B.P.
34, Bamako, Mali
|
(223)
22 36 02
|
||
| 41.
DEMBELE, N'Faly
|
Chercheur,
IER/ECOFIL, ECOFIL
|
B.P.
258, Bamako, Mali
|
(223)
22 26 06
|
||
| 42.
DEME, Moustapha
|
Consultant,
SOCETEC, Economie
|
B.P.
2241, Bamako, Mali
|
(223)
22 72 30
|
(223)
22 77 97
|
|
| 43.
DEN HEIJER, Pieter L.
|
Min.
Affaires Etrangères Pays-Bas, Chargé du dossier Mali
|
B.P.
20061, La Haye, Pays-Bas
|
31
70 3486391
|
31
70 3486607
|
|
| 44.
DIAKITE, Fousséni
|
Ingénieur
des Eaux et Forêts, DNRFFH, Animation Vulgarisation
|
B.P.
275, Bamako, Mali
|
223
225973 / 225850
|
||
| 45.
DIAKITE, Seydou
|
Vétérinaire
- Ingénieur, Direction Régionale Elevage, Chef
Division
Production Animale
|
DRE,
Ségou, Mali
|
(223)
320213
|
||
| 46.
DIALLO, Abdarahamane
|
Directeur
de Recherche, IER/SSE, Chef du Volet Ecologie - Ecologue
Pastoraliste
|
SSE
B.P. 1576, Bamako, Mali
|
223
22 66 98
|
||
| 47.
DIALLO IAM, Mamadou
|
DG
CNRST, CNRST, B.P. 3052
|
B.P.
3052, Bamako, Mali
|
229085
|
226698
|
diallo@rec.bamako.ml
|
| 48.
DIARRA, Fatogoma
|
Ingénieur
d'Agriculture (Directeur), PFDVS Ségou, Directeur
|
B.P.
213, Ségou, Mali
|
(223)
320 195
|
||
| 49.
DIARRA, Lassine
|
Auteur
Guide, IER, Ecologiste
|
B.P.
9030, Bamako, Mali
|
(223)
22 34 45
|
||
| 50.
DIARRA, Zeïnab
|
Pédologue
(IER), Chercheur
|
Labo
Sol-Eau-Plante Sotuba, B'ko, Mali
|
223
22 61 66
|
||
| 51.
DIASSANA, Jean Dabélé
|
Ingénieur
Agro-Pastoraliste, Direction Nationale Elevage, Chef de Division
Aménagement Pastoral
|
B.P.
265, Bamako, Mali
|
(223)
222022/231227
|
(223)
23 12 17
|
|
| 52.
DIAWARA, Hatouma
|
IER,
Secrétaire
|
B.P.
258, Bamako, Mali
|
223
231205
|
223
223775
|
|
| 53.
DIJKSTERHUIS, Gert
|
Ing.,
AB-DLO, Agronome
|
B.P.
129, 9750 AC Haren, Pays-Bas
|
31
505 337219
|
31
505 337291
|
g.h.dijksterhuis@ab.dlo.nl
|
| 54.
DIOP, Abdourahmane
|
Coordinateur
adjoint, Near East Fondation (NEF), Coordinateur adjoint
|
NEF
Douentza, Mopti, Mali
|
GRAD-Bamako
(223) 2288 73
|
||
| 55.
DJIMDE, Mamadou
|
Chercheur
senior (Docteur en Sciences Agronomiques), ICRAF, Agroforesterie
|
ICRAF,
s/c ICRISAT WASIP B.P. 320, Bamako, Mali
|
(223)
223375/227707
|
(223)
22 86 83
|
|
| 56.
DJITEYE, Mahalmadane Abba
|
Docteur,
IER, Ecologie Végétale
|
ESPGRN,
Sotuba B.P. 9030, Bamako, Mali
|
(223)
22 34 45
|
||
| 57.
DOLO, Mamadou
|
Comptable,
PSS, Commission financière
|
B.P.
22, Niono, Mali
|
(223)
35 21 36
|
(223)
35 21 36
|
|
| 58.
DOUCOURE, Oumar
|
Assistant
Administratif, IER/PARA, Assistant Administratif
|
B.P.
258, Bamako, Mali
|
(223)
23 19 05
|
(223)
22 37 75
|
doucoure@ier.dir.ml
|
| 59.
EVÉQUOZ, Johanna
|
PCGES,
Biologiste
|
B.P.
309, Tahoua, Niger
|
227
610 457
|
227
610 272
|
|
| 60.
EVÉQUOZ, Pierre Michel
|
Dr.ing.agr.,
PCGES, Expert
|
B.P.
309, Tahoua, Niger
|
227
610 457
|
227
610 272
|
|
| 61.
GBIKPI, Pascal
|
Conseiller
Technique, PASA Burkina Faso, Conseiller technique
|
B.P.
510, Ouagadougou, Burkina Faso
|
(226)
30 68 95
|
||
| 62.
GERNER, Henny
|
Economist/coordinator
DGIS-Project, IFDC-Afrique,
|
B.P.
4483, Lomé, Togo
|
(228)
217971
|
(228)
21 78 17
|
|
| 63.
GEUT, Geert
|
Amb.
des Pays-Bas à Dakar, Premier secrétaire
|
Rue
Kleber 37, Dakar, Sénégal
|
221
239483
|
221
217084
|
|
| 64.
GIRAUDY, François
|
Agro-économiste,
CMDT, Conseiller Suivi-Evaluation
|
B.P.
487, Bamako, Rép. du Mali
|
228340
|
228141
|
|
| 65.
GRIMMELMANN, Werner
|
Dipl.
ing. agr., GTZ, Conseiller technique principal GTZ auprès
PVAPD
|
B.P.
100, SAP-GTZ, Bamako, Mali
|
(223)
22 67 44
|
(223)
22 92 69
|
|
| 66.
GROOT, Rob (J.J.R.)
|
AB-DLO,
Agronome
|
B.P.
14, 6700 AA Wageningen, Pays-Bas
|
31
317 475954
|
31
317 423110
|
j.j.r.groot@ab.dlo.nl
|
| 67.
GUINDO, Boubacar
|
Planton,
PSS/Niono, Planton
|
B.P.
22, Niono, Mali
|
(223)
35 21 36
|
(223)
35 21 36
|
|
| 68.
GUINDO, Doré
|
Chef
Programme Riz Irrigué, IER, Agronome
|
B.P.
07, Niono, Mali
|
(223)
352049 - 355055
|
(223)
35 21 36
|
|
| 69.
GUINDO, Issaka
|
Agronome,
Direction Nationale de l'Agriculture, C/Vulgarisation Agricole
|
B.P.
1098, Bamako, Mali
|
(223)
22 39 14
|
||
| 70.
HENGSDIJK, Huib
|
Ir,
AB-DLO, Agronomiste
|
B.P.
14, 6700 AA Wageningen, Pays-Bas
|
31
317 475944
|
31
317 423110
|
h.hengsdijk@ab.dlo.nl
|
| 71.
HERRMANN, Ludger
|
Ingénieur
Agronome, ICRISAT, Pédologue
|
B.P.
12404, Niamey, Niger
|
(227)
72 25 29
|
(223)
73 43 29
|
|
| 72.
HIERNAUX, Pierre
|
Chercheur,
ILRI, Ecologue
|
B.P.
12404 ICRISAT, Niamey, Niger
|
(227)
72 25 29
|
(227)
73 43 29
|
p.hiernaux@cgnet.com
|
| 73.
HILHORST, Thea
|
Ir.,
ESPGRN / IER, Sociologue
|
B.P.
186, Sikasso, Mali
|
620028/620346
|
620349
|
|
| 74.
ICKOWICZ, Alexandre
|
CIRAD-EMVT,
Pastoralisme - Nutrition
|
ISRA-LNERV,
B.P. 2057, Dakar, Sénégal
|
221
320821
|
ickowicz@abt.clnerv.sn
| |
| 75.
ILLY, Laraba
|
Agro-économiste,
INERA, Agro-économie
|
B.P.
476, Ouagadougou 01, Burkina Faso
|
226
319202
|
226
319206
|
|
| 76.
JANNEH, Sankung K.
|
Directeur,
Dept. Agric. Sciences, Agriculturist (extension)
|
Cape
St. Mary's, via Banjul, The Gambia
|
495420
|
||
| 77.
JANSEN, Hans
|
Economiste
et chef d'équipe, Pr. Recherches Durabilité en
l'Agriculture,
Economiste
|
Apto
224-7210, Guapiles, Costa Rica
|
506
710 6595
|
506
710 2323
|
hjansen@sol.racsa.co.cr
|
| 78.
JATTA, Sana F.K.
|
Contrôleur
de projet, FIDA,
|
107
via del Serafico 00142, Rome, Italie
|
00
39 6 5459 2446
|
00
39 6 5043463
|
|
| 79.
JONGEJAN, Arie
|
Conseiller
Technique Agronomie, PDI/Z Manga / DGIS,
|
s/c
Amb. Royale Pays-Bas, B.P. 1302, Ouagadougou, Burkina Faso
|
400015/56
|
400064
|
|
| 80.
KAASSCHIETER, Gert
|
Ingénieur
- chercheur scientifique, AB-DLO, Nutrition animale
|
B.P.
14, 6700 AA Wageningen, Pays-Bas
|
31
317 475954
|
31
317 423110
|
g.a.kaasschieter@ab.dlo.nl
|
| 81.
KABORE, Roger
|
Ingénieur
Agronome, Antenne Sahélienne, Assistant Chercheur -
Pédologie
Agronomie
|
B.P.
5385, Ouagadougou, Burkina Faso
|
(226)
36 31 08
|
(226)
36 31 10
|
|
| 82.
KAFANDO, Abdoulaye
|
Ingénieur
de Recherche, INERA, Nutrition
|
B.P.
80, Dori, Burkina Faso
|
(223)
66 00 54
|
(223)
66 00 54
|
|
| 83.
KAMATE, Cheick
|
PFDVS,
Suivi-évaluation
|
PFDVS,
Ségou, Mali
|
(223)
320 195
|
||
| 84.
KANE, Moussa
|
Docteur,
IER, Nutrition Animale
|
CRRA,
Kayes, Mali
|
(223)
52 16 62
|
||
| 85.
KANTE, Adama
|
Organisateur,
IER, Chargé Reprographie
|
B.P.
258, Bamako, Mali
|
(223)
231205 / 222606
|
||
| 86.
KEBE, Demba
|
Dr
Agro-économie, IER/ESPGRN, Agro-économiste chef
d'Equipe
|
B.P.
186, Sikasso, Mali
|
(223)
620 028 -
|
(223)
620 349
|
|
| 87.
KEITA TRAORE, Fanta
|
Secrétaire,
IER,
|
B.P.
258, Bamako, Mali
|
(223)
222606
|
(223)
223775
|
|
| 88.
KETELAARS, Jan J.M.H.
|
Dr,
AB-DLO, Zootechnicien
|
B.P.
14, 6700 AA Wageningen, Pays-Bas
|
31
317 475863
|
31
317 423110
|
|
| 89.
KHO, Ramun
|
ICRAF,
Agroforesterie
|
B.P.
429, Niamey, Niger
|
|||
| 90.
KI, Lancina
|
Vétérinaire,
Wu Pakuwe, Coordonnateur
|
B.P.
171, Tougan, Burkina Faso
|
(223)
53 41 13
|
||
| 91.
KITE, Rod
|
Economist,
USAID,
|
US
Dept of State USAID, RM 3491 Washington, DC, Etats-Unis
|
202
6476035
|
202
6476032
|
vkite@usaid.gov
|
| 92.
KOITA, Aminata
|
Secrétaire,
IER/PSS
|
B.P.
22, Niono, Mali
|
(223)
35 21 36
|
(223)
35 21 36
|
|
| 93.
KONDABO, Mamadou
|
Ingénieur
Agronome, Coordination PASA, Coordonnateur du PASA
|
03
B.P. 7020, Ouagadougou 03, Burkina Faso
|
(226)
30 68 95
|
||
| 94.
KONE, Daouda
|
Chercheur,
PSS/Niono, Agronomie
|
B.P.
12, Niono, Mali
|
(223)
35 21 36
|
(223)
35 21 36
|
|
| 95.
KONE, Siaka
|
Organisateur,
IER, Secrétaire de Direction
|
IER,
Bamako, Mali
|
(223)
23 19 05
|
(223)
22 37 75
|
|
| 96.
KOUMA, Moctar
|
Direction
Nationale de l'Elevage, Division Production Animale
|
Direction
Nationale de l'Elevage, Bamako, Mali
|
223
222022 / 231227
|
||
| 97.
KROGH, Lars
|
Assistant
Research Professor, Université de Copenhague, Soil Science
|
Ester
Voldage 10, DK 1350 Copenhague K, Danemark
|
35
32 25 15
|
35
32 25 01
|
lk@georgr.kv.dk
|
| 98.
KUYVENHOVEN, Arie
|
Prof.dr.,
Univ. Agronomique Wageningen, Economiste
|
UAW,
Wageningen, Pays-Bas
|
|||
| 99.
LEENDERS, Geert
|
Conseiller
Développement Rural, CMDT
|
B.P.
2220, Bamako, Mali
|
(223)
22 43 27
|
(223)
22 94 13
|
|
| 100.
LÔ, Maïmouna Gueye
|
Ingénieur
Agronome, UPA, Min. de l'Agric. (Sénégal), Chef de
la Section
Préparation/ Evaluation des projets Coordinatrice du
programme
spécial pour la sécurité alimentaire
|
B.P.
4005, Bldg Administratif, 4è étag, Dakar,
Sénégal
|
(221)
233578 / 237785
|
(221)
23 75 96
|
|
| 101.
LOYNET, Guy
|
Ingénieur
Agronome, CIRAD, Délégation CIRAD
|
B.P.
1813, Bamako, Mali
|
(223)
22 42 93
|
(223)
22 87 17
|
@loynet.dl.cirad.ml
|
| 102.
MAHLER, Fiedich
|
Dr.Ing.Agr.,
ICRISAT, Coordonnateur projet UH
|
B.P.
12404, Niamey, Niger
|
(227)
75 28 24
|
(227)
75 28 24
|
f.mahler@cgnet.com
|
| 103.
MAIGA, Abdou Yehiya
|
Maître
de Recherche IER, Programme Ressources Forestières,
Directeur CRRA/GAO
|
CRRA/GAO
B.P. 258, Gao, Mali
|
(223)
22 68 24
|
||
| 104.
MAIGA, Ousmane
|
Chercheur
Projet Jachère IER/ORSTOM, Socio-Economiste |
ORSTOM,
Bamako, Mali
|
(223)
22 43 05
|
(223)
22 75 88
|
omaiga@orstom.bamako.ml
|
| 105.
MBODJ, Yamar
|
Conseiller
en sécurité alimentaire, CILSS,
|
B.P.
7049, Ouagadougou 03, Burkina Faso
|
(226)
30 67 58/59
|
(226)
30 67 57
|
|
| 106.
MEKDASCHI STUDER, Rima
|
Dr.ing.Agr.,
ICRISAT, Agroforestry
|
B.P.
12404, Niamey, Niger
|
227
722626
|
r.studer@cgnet.com
| |
| 107.
MICHELS, Karlheinz
|
Agronome,
ICRISAT, Sols et Agroclimatologie
|
B.P.
12404, Niamey, Niger
|
icrisatsc@cgnet.com
| ||
| 108.
MICHELS, Ute
|
ICRISAT,
Agronome
|
B.P.
12404, Niamey, Niger
|
(227)
72 25 29
|
||
| 109.
MOHAMED ABDALLAHI, Ould Tolba
|
Président,
ONG Développement durable,
|
B.P.
4848, Nouakchott, Mauritanie
|
2222
52623 / 54098
|
||
| 110.
MOHAMED LAHBIB, Messaoud
|
Professeur,
ISFRA, Microbiologie du sol
|
B.P.
241, Bamako, Mali
|
(223)
23 04 66
|
||
| 111.
MOREAU, Suzanne
|
Conseiller
technique, ACDI - Canada, Ingénieur agronome
|
200
Promenade du Portage, Hull, Canada
|
994
4099 (819)
|
||
| 112.
N'DIAYE, Mohamed
|
Coordinateur
scientifique, IER
|
B.P.
258, Bamako, Mali
|
(223)
23 19 05
|
||
| 113.
NEETESON, Jacques
|
Dr,
AB-DLO, Agronome
|
B.P.
129, 9750 AC Haren, Pays-Bas
|
31
505 337204
|
31
505 337291
|
j.j.neeteson@ab.dlo.nl
|
| 114.
N'GARO MILLET, Michel
|
Développeur
(vulgarisateur), ONDR/DSN, Chef de la Division du
Développement Rural
|
B.P.
18, Moundou, Tchad
|
(221)
69 12 24
|
(221)
69 13 24
|
|
| 115.
NIANGADO, Oumar
|
Directeur
Général, Institut d'Economie Rurale
|
Av.
Mohamed V, B.P. 258, Bamako, Mali
|
(223)
225573 / 231905
|
(223)
225573 / 223775
|
|
| 116.
NIBBERING, Jan Willem
|
Dr,
Antenne Sahélienne, Coordonnateur scientifique
|
B.P.
5385, Ouagadougou 01, Burkina Faso
|
226
363108
|
226
363110
|
|
| 117.
OOMEN, Ad
|
ECDPM
/ CEGPD,
|
21
Onze Lieve Vrouweplein, 6211 HE Maastricht, Pays-Bas
|
(31)
43 3255121
|
(31)
43 3253636
|
|
| 118.
OUEDRAOGO, Mariam
|
Technicienne
Supérieur d'Agriculture, DIMA/PAMA, Chef de Service
Formation
|
B.P.
1764, Ouagadougou, Burkina Faso
|
226
31 02 06
|
226
31 59 25
|
|
| 119.
OUEDRAOGO, N. Théodore
|
Cultivateur,
Paysan, Cultivateur
|
B.P.
99, Bama Prov. Houet, Burkina Faso
|
|||
| 120.
OUEDRAOGO, Nabyouré Ignace
|
Ingénieur
Agronome, CC PASA Burkina Faso, Chargé d'études
|
03
B.P. 7010, Ouagadougou 07, Burkina Faso
|
(226)
32 40 37
|
||
| 121.
PICARD, François
|
Représentant
Intercoopération, Agronome
|
B.P.
2386, Bamako, Mali
|
620364
|
620247
|
|
| 122.
PIERI, Christian
|
Banque
Mondiale, Agro-écologiste
|
1818
H Street, N.W., 20433 Washington D.C., Etats Unis
|
1
202 473 0358
|
1
202 552 3306
|
cpieri@worldbank.org@internet
|
| 123.
REARDON, Thomas
|
Prof.,
Michigan State University,
|
Dept.
of Agric. Economics, East Lansing, Michigan 48829, Etats Unis
|
1
517 355 1521
|
1
517 432 1800
|
reardon@pilot.msu.edu
|
| 124.
SANOGO, Flatié
|
Chef
Projet Vulgarisation Agricole Pays Dogon, DNA,
|
B.P.
10, Bandiagara, Mopti, Mali
|
(223)
420 102
|
||
| 125.
SANOGO, Zana
|
Docteur
Ingénieur Agronome, CPS/MDRE, Chargé de programme
|
B.P.
275, Bamako, Mali
|
(223)
22 82 40
|
||
| 126.
SANON, H. Oumou
|
Ing.
d'Elevage, INERA, Pastoraliste
|
B.P.
80, Dori, Burkina Faso
|
660054
|
660054
|
|
| 127.
SANT ANNA, Racim
|
Fonctionnaire
principal, Bureau Régional FAO, Pédologie
|
B.P.
1628, Accra, Ghana
|
233-21
666851
|
233-21
668427
|
rafr@cgnet.com
|
| 128.
SAVADOGO, Moumini
|
Zootechnicien,
Antenne Sahélienne, Assistant Chercheur
|
01
B.P. 5385, Ouagadougou 01, Burkina Faso
|
(226)
36 31 08/09
|
(226)
36 31 10
|
|
| 129.
SAWADOGO, Germain Jérôme
|
Dr
vétérinaire, Prof., EISMV, Coordinateur Recherche
Développement
|
B.P.
5077, Dakar, Sénégal
|
256692
/ 249545
|
254283
|
|
| 130.
SCHLECHT, Eva
|
Dr,
ILRI, Nutrition animale
|
B.P.
12404, Niamey, Niger
|
227
722020
|
icrisatsc@cgnet.com
| |
| 131.
SECK, Thierno Bal
|
ENDA
- Tiers Monde, Ingénieur du Génie rural
|
7,
rue Kleber / B.P. 3370, Dakar, Sénégal
|
221
210572
|
221
222695
|
|
| 132.
SHETTY, S.V.R.
|
Agronome,
principal & team leader ISP-1, ICRISAT, Agronomy
|
B.P.
12404, Niamey, Niger
|
227
722529
|
227
734329
|
s.shetty@cgnet.com
|
| 133.
SIDIBE, Modibo
|
Chef
de Programme ressources forestières, IER/ICRAF,
Agroforesterie
|
B.P.
258, Bamako, Mali
|
(223)
22 64 28
|
(223)
22 37 75
|
|
| 134.
SILVA, Carlos Eduardo P.
|
Directeur
Bureau des Etudes et Projets, INIDA, Agronome
|
B.P.
50, PRAIA, Cap-Vert
|
238
711147
|
238
711133
|
|
| 135.
SISSOKO, Keffing
|
Agro-économiste,
Chef de Projet PSS, IER/CRRA Niono
|
CRRA-Niono,
B.P. 12, Station du Sahel, Niono, Mali
|
(223)
352136 - 355055
|
(223)
35 21 36
|
|
| 136.
SLENDERS, Gerard F.
|
Conseiller
Technique à la DNE, Elevage
|
s/c
Amb. des Pays-Bas, Bamako, Mali
|
(223)
226696/225511
|
||
| 137.
SLINGERLAND, Maja
|
Ir
zootechnicien, Antenne Sahélienne, Coordonnateur Volet
Bio-dynamique
|
B.P.
5385, Ouagadougou 01, Burkina Faso
|
226
363108
|
226
363110
|
|
| 138.
SLOT, Hans
|
DGIS
Programme de Recherche
|
B.P.
20061, La Haye, Pays-Bas
|
(+
31) 70 3486034
|
(+
31) 3485888
|
|
| 139.
SNRECH, Serge
|
Club
du Sahel OCDE, Agronome Politiques de Développement
|
2,
Rue André Pascal 75775 Paris Cedex 16, Paris, France
|
33
1 44 14 69 10
|
33
1 44 69 19
|
SNRECH@reao.rio.net
|
| 140.
SOMPO - CEESAY, M.S.
|
Directeur
Général, Institut du Sahel
|
B.P.
1532, Bamako, Mali
|
223
22 21 48
|
223
22 23 37
|
|
| 141.
SOUMARE, Aly
|
Etudiant,
ISFRA/PSS - Niono
|
B.P.
22, Niono, Mali
|
(223)
35 21 36
|
(223)
35 21 36
|
|
| 142.
STOOP, Willem
|
Dr,
KIT, Agronome
|
Mauritskade
63, Amsterdam, Pays-Bas
|
31
20 5688387
|
||
| 143.
STUDER, Christoph
|
Dr.ing.agr.,
ICRISAT, Agroforesterie
|
B.P.
12404, Niamey, Niger
|
227
722626
|
c.studer@cgnet.com
| |
| 144.
STUTTERHEIM, Nico
|
Dr.ir.,
CIRAD-CA, Agro-physiologiste
|
B.P.
5035, 34032 Montpellier, France
|
67
61 5800
|
67
61 5988
|
|
| 145.
TAYLOR, Anthony Ademola
|
Deputy
Permanent Secretary, Min. Agric. & Natural Resources,
Economist/planner
|
P.O.B.
954, Banjul, The Gambia
|
228402
|
||
| 146.
TEMBELY, Sékou Oumar
|
Ingénieur
Agronome, CMDT, Service Liaison Recherche Développement
|
Bamako,
Mali
|
(223)
22 72 79
|
||
| 147.
TEME, Bino
|
Directeur
Scientifique, Institut d'Economie Rurale, Agro-économiste
|
B.P.
258, Bamako, Mali
|
22
26 06 / 23 19 05
|
(223)
22 37 75
|
|
| 148.
TEMPELMAN, Gert Jan
|
Min.
Affaires Etrangères, Conseiller Développement Rural
|
B.P.
20061, 2500 EB La Haye, Pays-Bas
|
31
70 3486131
|
31
70 3485956
|
|
| 149.
TIDIANE, Cheick Dramé
|
Directeur
ASPAB (agro-écologiste), ASPAB, Technicien Agricole
|
B.P.
412, Thies, Sénégal
|
512056
|
512056
|
|
| 150.
TIELKES, Eric
|
Docteur,
DED Service Allemand de Développement, Agronome
|
B.P.
11859, Niamey, Niger
|
(227)
72 20 20
|
||
| 151.
TOGOLA, Mémé
|
Docteur,
IER, Coordinateur scientifique
|
B.P.
258, Bamako, Mali
|
(223)
22 26 06
|
(223)
22 37 75
|
|
| 152.
TOGOLA, Seydou
|
Ingénieur
Agronome, Chargé de programmes, Stop Sahel, Agronome
|
B.P.
3267, Bamako, Mali
|
(223)
22 00 33
|
||
| 153.
TONNEAU, Jean Philippe
|
Chef
de Programme, CIRAD, Agro-économie
|
B.P.
5035, 34032 Montpellier Cedex, France
|
67615815/5538
|
67611223
|
tonneau@cirad.fr
|
| 154.
TOURE, Abdoulaye
|
Conseiller
technique, Ministère du Développement Rural,
Chargé de
l'Agriculture
|
B.P.
61, Bamako, Mali
|
(223)
22 29 79
|
(223)
22 02 95
|
|
| 155.
TOURE, Adama
|
Secrétaire
de Direction, Institut du Sahel
|
B.P.
1530, Bamako, Mali
|
(223)
23 40 67
|
(223)
22 23 37
|
|
| 156.
TOURE, Mahamandou
|
Coordonnateur
National, Programme de Développement Intégré
Sanguie,
Economiste
|
Koudougou,
Burkina Faso
|
(226)
440495 / 440473
|
(226)
44 01 58
|
|
| 157.
TOURE, Mohamed Sidi Mohamed
|
Agro-économiste
(chercheur), IER, Agro-économie
|
B.P.
22, Niono, Mali
|
(223)
35 21 36
|
(223)
35 21 36
|
|
| 158.
TRAORE, Boubacar
|
Chef
Programme Coton IER, IER, Agronomie
|
B.P.
16, Sikasso, Mali
|
620
361
|
b.traore@ier-sik.ier.ml
| |
| 159.
TRAORE, Gaoussou
|
Responsable
en GRN, Institut du Sahel (CILSS), Spécialiste Gestion des
Ressources
Naturelles
|
B.P.
1530, Bamako, Mali
|
(223)
23 40 67
|
(223)
22 23 37
|
|
| 160.
TRAORE, Lamine
|
Agronome,
IER, ESPGRN
|
SRA/Cinzana,
Cinzana, Mali
|
(223)
32 04 86
|
(223)
32 04 86
|
|
| 161.
TRAORE, Mouhamadou
|
Agro-pastoraliste,
ESPGRN/Mopti, Agro-pastoraliste
|
B.P.
209, Mopti, Mali
|
(223)
430051/430260/ 430197
|
||
| 162.
TRAORE, N'Golo
|
Dr
Vétérinaire Chercheur
|
S/C
SERNES, 136 Avenue de la Nation, Bamako, Mali
|
|||
| 163.
TRAORE, Seydou Idrissa
|
Secrétaire
Exécutif, CNRA,
|
Bamako,
Mali
|
(226)
22 71 65
|
||
| 164.
TREMBLAY, Lavial
|
Agronome,
ACDI - PRMC, Agro-économie
|
Amb.
du Canada, B.P. 158, Bamako, Mali
|
224893
|
228394
|
|
| 165.
TRUONG, Binh
|
Chercheur,
CIRAD, Agronomie
|
B.P.
5035, 34032 Montpellier, France
|
67615941
|
67617173
|
|
| 166.
UITHOL, Peter W.J.
|
AB-DLO,
Agronome
|
B.P.
14, 6700 AA Wageningen, Pays-Bas
|
31
317 475954
|
31
317 423110
|
p.w.j.uithol@ab.dlo.nl
|
| 167.
UKKERMAN, Rob
|
Ingénieur
Agronome, SNV, Projet PRIVAT
|
B.P.
86, Konni, Niger
|
(227)
61 01 72
|
(227)
61 01 72
|
|
| 168.
VAKSMANN, Michel
|
Agroclimatologue,
CIRAD,
|
B.P.
1813, Bamako, Mali
|
(223)
22 75 98
|
(223)
22 87 17
|
|
| 169.
VAN BINSBERGEN, Hans M.
|
Consultant,
DGIS, PDI/Z, Manga, Burkina Faso
|
s/c
B.P. 1302, Ouagadougou, Burkina Faso
|
400064
|
400064
|
|
| 170.
VAN DER HEIDE, Jan
|
Premier
Secrétaire, Ambassade Pays-Bas Bamako,
|
B.P.
2220, Bamako, Mali
|
|||
| 171.
VAN DUIVENBOODEN, Niek
|
Senior
scientist, ICRISAT, Land use system analysis
|
B.P.
12404, Niamey, Niger
|
227
722725
|
277
734329
|
n.van-duivenbooden@cgnet.com
|
| 172.
VAN EEKEREN, Nick
|
Ir.,
PEDI/Kaya, Agronome
|
B.P.
71, Kaya, Burkina Faso
|
453576
|
||
| 173.
VAN KEULEN, Herman
|
Prof.,
AB-DLO, Agronome
|
B.P.
14, 6700 AA Wageningen, Pays-Bas
|
31
317 475955
|
31
317 423110
|
h.vankeulen@ab.dlo.nl
|
| 174.
VAN LEEUWEN, Emile
|
Ingénieur,
SNV - Mali, Spécialiste Environnement
|
B.P.
2220, Bamako, Mali
|
(223)
22 43 27
|
||
| 175.
VAN WALSEM, Bink
|
Premier
Secrétaire, Amb. Royale des Pays-Bas,
|
Ambassade
des Pays-Bas, Bamako, Mali
|
|||
| 176.
VELDKAMP, Wietze
|
Docteur,
Laboratoire Sol-Eau-Plante, Chef d'équipe
|
B.P.
436, Bamako, Mali
|
(223)
22 61 66
|
(223)
22 61 66
|
|
| 177.
WEBER, Paul G.
|
Dipl.
ing. agr., GTZ, c/o Ambassade Allemande, Représentant
résident au
Mali
|
B.P.
100, Bamako, Mali
|
229292
|
||
| 178.
YUNG, Jean-Michel
|
Responsable
de recherche, CIRAD, Sociologie
|
B.P.
5035, 34032 Montpellier Cedex, France
|
33
6761 5783
|
33
6761 1223
|
|
| 179.
ZONGO, Kouliga
|
Producteur,
Paysans sans frontière,
|
Koudougou/Bingo
S/C PDISAB, Koudougou, Burkina Faso
|
(226)
44 04 95/73
|
(226)
44 01 58
|
|
| 180.
ZONGO, Lamoussa
|
Zootechnicien,
PDISAB, Zootechnicien
|
Koudougou,
Koudougou, Burkina Faso
|
(226)
440495/73 - 440409
|
(226)
44 04 09
|
|
| 181.
ZONGO, Yéro Amed
|
Fermier,
Mouvement Paysans sans frontière, Secrétaire,
animateur
|
Koudougou/Bingo
S/C PDISAB, Koudougou, Burkina Faso
|
(226)
440495/73
|
(226)
44 04 73
|
|
| 182.
ZOUNGRANA, Issiaka
|
Responsable
Programmes de Dissémination, ICRAF/SALWA, Ecology
|
B.P.
320, Bamako, Mali
|
(223)
223375/227707
|
(223)
22 8683
|
icrisat-w-mali@cgnet-com
|
| 183.
ZUIDBERG, Lida
|
Ingénieur,
ETC, Consultant
|
B.P.
64, 3830 AB Leusden, Pays-Bas
|
31
33 - 4943086
|
31
33 4940791
|
etc@antenna.nl
|